Les huit pays partenaires de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont réaffirmé leur engagement à renforcer la sécurité sanitaire régionale, l’approvisionnement groupé en produits médicaux et le partage numérique des données, à l’issue de la 26ᵉ réunion ordinaire du Conseil sectoriel des ministres de la Santé, tenue du 1er au 6 octobre 2026 à Arusha, en Tanzanie.
La 26e réunion du Conseil sectoriel des ministres de la Santé des huit pays membres de l’EAC, organisée en trois étapes réunissant les experts, les secrétaires permanents et les ministres, a permis d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des décisions antérieures et d’examiner les priorités de coopération sanitaire entre les États membres.
Selon le bilan présenté lors de la réunion, 56,6 % des décisions et directives adoptées entre les 14ᵉ et 25ᵉ réunions ont été entièrement mises en œuvre, tandis que 25,8 % sont en cours d’exécution ou partiellement réalisées. Les actions continues représentent 3,5 %, contre 14,1 % de décisions encore en attente.
Les ministres ont notamment insisté sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, le partage rapide des informations et la coordination des réponses aux épidémies transfrontalières, notamment Ebola.
Ils ont également appelé à poursuivre les achats groupés de médicaments, de vaccins, de produits de diagnostic et d’autres fournitures essentielles. Les huit pays partenaires sont déjà intégrés à la plateforme numérique régionale d’achats groupés, selon le communiqué.
Le développement d’une plateforme régionale d’échange de données sanitaires figure également parmi les priorités, afin d’améliorer l’alerte précoce face aux pandémies et aux épidémies et de faciliter la prise de décision.
La réunion a par ailleurs examiné les avancées des huit centres régionaux d’excellence spécialisés dans la formation médicale supérieure, la recherche et les soins spécialisés. Ces structures couvrent notamment la néphrologie et l’urologie au Kenya, l’oncologie en Ouganda, les sciences de la nutrition au Burundi, ainsi que les sciences cardiovasculaires, la transplantation et les sciences hématologiques en Tanzanie.
Le Rwanda accueille, pour sa part, des centres consacrés au génie biomédical, à la santé numérique, à la réadaptation sanitaire, ainsi qu’aux vaccins et à la gestion des chaînes d’approvisionnement médicales.
Les États partenaires ont également souligné la nécessité de développer la production locale de médicaments, de vaccins et d’autres produits médicaux afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer l’autonomie sanitaire de la région.
Pour le Burundi, la mise en œuvre de ces orientations nécessitera une coordination accrue entre les administrations nationales concernées et les institutions sanitaires régionales, notamment la Commission de recherche en santé de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAHRC).
La réunion d’Arusha entend ainsi consolider une approche régionale fondée sur la prévention des urgences sanitaires, l’accès aux produits médicaux, la recherche et le renforcement des compétences médicales.
TE/Sf/APA





