L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé que l’Ouganda et quatre autres pays africains ont interrompu la transmission récente du poliovirus de type 2, à l’issue d’une évaluation indépendante de leurs réponses aux épidémies, menée entre janvier et juin 2026.
L’évaluation, connue sous le nom d’OBRA (Outbreak Response Assessment), a confirmé l’interruption de la transmission du poliovirus de type 2 au Burundi, au Ghana, en Guinée-Bissau, en République du Congo et en Ouganda, selon un communiqué de l’OMS consulté par l’APA lundi.
Pour l’Ouganda, cette annonce constitue une étape importante dans les efforts visant à protéger les enfants contre cette maladie virale hautement contagieuse, susceptible d’entraîner une paralysie permanente, voire la mort dans les formes les plus graves.
« Bien qu’il s’agisse d’une étape importante, le chemin est encore long », a déclaré Mohamed Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, appelant à maintenir une vigilance constante, une surveillance épidémiologique rigoureuse et une couverture vaccinale élevée.
L’Ouganda avait détecté le poliovirus en mai 2024, poussant les autorités sanitaires à intensifier la surveillance et les opérations de vaccination afin de limiter la circulation du virus.
La riposte a mobilisé les autorités sanitaires nationales et locales autour de campagnes de vaccination, du renforcement de la surveillance et de l’identification rapide des cas suspects. Le pays a également modernisé ses capacités de laboratoire au début de l’année, améliorant notamment sa capacité à détecter le poliovirus et d’autres maladies évitables par la vaccination.
L’évaluation de l’OMS ne s’est pas limitée à l’absence de nouveaux cas. Les experts ont également examiné la qualité du système de surveillance, la capacité des autorités à détecter une éventuelle réintroduction du virus ainsi que le niveau d’immunité de la population.
La clôture d’une épidémie signifie ainsi que la transmission du virus a été interrompue, mais ne constitue pas une garantie définitive contre de nouvelles importations ou une résurgence de la maladie.
L’OMS souligne que l’expérience du Burundi, du Ghana, de la Guinée-Bissau, de la République du Congo et de l’Ouganda illustre l’importance d’une détection rapide, d’une surveillance efficace et de la vaccination des enfants pour empêcher le poliovirus de se propager.
MG/abj/fss/te/APA







