Les autorités de l’Administration du Territoire de la Capitale fédérale (FCTA), avec l’appui de l’UNICEF, ont appelé les responsables des six conseils de zone d’Abuja à renforcer leur implication dans les programmes locaux d’alimentation et de nutrition afin de réduire la malnutrition et d’améliorer la sécurité alimentaire.
Un appel à renforcer la lutte contre la malnutrition au niveau local a été lancé lundi à Abuja, lors de la réunion trimestrielle du Comité des conseils de zone sur l’alimentation et la nutrition, consacrée au renforcement des capacités des responsables locaux chargés des questions nutritionnelles.
Le secrétaire chargé du mandat, de la planification économique, de la génération de recettes et des partenariats public-privé (EPRGPPP) de la FCTA, Ubokutom Nyah, représenté par le secrétaire permanent par intérim du secrétariat, Uba Bala, a décrit la sécurité nutritionnelle comme une « pierre angulaire du développement du capital humain et de la croissance économique ».
Selon lui, l’efficacité des politiques publiques dépend largement de leur mise en œuvre au niveau local, notamment dans les quartiers, les villages et les ménages.
« Si les cadres stratégiques généraux sont élaborés au niveau du Secrétariat, leur succès final dépend entièrement de leur impact au niveau local », a-t-il souligné, tout en remerciant l’UNICEF pour son appui financier et technique.
M. Nyah a ainsi exhorté les responsables des conseils de zone et les référents nutrition à s’approprier les initiatives locales, à améliorer la coordination entre les différents secteurs et à veiller à ce que les ressources disponibles bénéficient en priorité aux populations les plus vulnérables.
Miser sur les 1 000 premiers jours
La directrice du Département de l’alimentation et de la nutrition de l’EPRGPP, la princesse Gaza-Oluwafemi, a indiqué que la session de formation devait permettre aux participants de mieux comprendre les concepts fondamentaux de la nutrition ainsi que la situation actuelle de la malnutrition dans leurs juridictions respectives.
Elle a également insisté sur les interventions prioritaires et sur l’importance des 1 000 premiers jours de la vie, période considérée comme déterminante pour la croissance et le développement de l’enfant.
La formation a notamment porté sur le suivi et l’évaluation des programmes, la production de rapports, la coordination multisectorielle, le mécanisme de contrepartie du Fonds pour la nutrition infantile ainsi que l’élaboration de plans de travail locaux.
Les responsables locaux ont été invités à traduire ces acquis en actions concrètes dans leurs différentes juridictions, les structures communautaires constituant, selon les intervenants, un maillon essentiel de la réponse aux problèmes nutritionnels.
De son côté, le Dr Chizoba Steve-Edemba, représentant le programme conjoint UNICEF-Département d’État américain de subventions pour la santé maternelle et infantile, a salué cette initiative et estimé que les comités locaux étaient les mieux placés pour favoriser des changements durables au sein des communautés.
Il a expliqué que la formation devait notamment permettre de clarifier les responsabilités des différents acteurs et de leur fournir les outils nécessaires à la gestion et à la pérennisation de programmes nutritionnels à fort impact.
À l’issue de la rencontre, les vice-présidents des six conseils de zone ont pris l’engagement de faire de la mise en œuvre des politiques nutritionnelles une priorité.
Des comités chargés du suivi de l’aide ont également été mis en place dans chacun des conseils de zone, selon les médias locaux, afin de renforcer la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources destinées aux programmes nutritionnels.
GIK/fss/te/Sf/APA







