Le gouvernement marocain affirme que son projet de réforme globale de la santé constitue la réponse la plus adaptée aux difficultés structurelles dont souffre le secteur et promet d’accélérer sa mise en œuvre.
Réuni mercredi devant la commission des secteurs sociaux de la Chambre des députés, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a rappelé que le chantier de reforme globale de la santé avait été engagé dès la prise de fonction de l’Exécutif. Selon lui, la réforme s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à garantir un accès équitable à des services de santé de qualité pour l’ensemble des citoyens, tout en répondant aux attentes d’une jeunesse dont les revendications se sont multipliées ces derniers mois.
Le ministre a souligné que le secteur est marqué par des « problématiques chroniques et cumulées », héritées de décennies de sous-investissement et de dysfonctionnements structurels. Parmi elles figurent la pénurie de personnel médical, la faiblesse des infrastructures hospitalières, ainsi que des disparités régionales persistantes dans l’accès aux soins. Autant de facteurs qui nourrissent une contestation sociale croissante et renforcent la pression sur le gouvernement.
Face à ces constats, Amine Tehraoui a insisté sur la volonté de l’Exécutif d’avancer rapidement.
« La réforme globale est le seul moyen de répondre aux attentes des citoyennes et des citoyens », a-t-il martelé, tout en assurant que la démarche bénéficie d’un large consensus politique. Selon lui, toutes les formations représentées au Parlement reconnaissent aujourd’hui la nécessité de moderniser le système de santé et d’en corriger les failles structurelles.
Le gouvernement souligne par ailleurs que ce chantier ne constitue pas une réaction aux récentes mobilisations, mais qu’il s’inscrit dans les engagements pris dès le début du mandat, dans le cadre de la consolidation des fondements de l’État social. Le plan prévoit notamment une meilleure gouvernance des établissements de santé, le renforcement des ressources humaines, ainsi que la modernisation des équipements médicaux et des infrastructures hospitalières.
L’exécutif se dit conscient des attentes sociales pressantes et promet d’accélérer la cadence de la mise en œuvre. En toile de fond, l’objectif affiché est d’instaurer un système plus résilient, capable de répondre efficacement aux besoins d’une population en croissance et de préparer le pays aux futurs défis sanitaires.
MK/Sf/APA







