Bamako accueillera, du 7 au 16 août, la première Biennale sportive autonome organisée depuis 1983. Les 19 régions et le district de Bamako doivent concourir dans cinq disciplines.
La relance de la Biennale sportive autonome à Bamako avait une première fois été programmée pour septembre 2025, avant le report de la manifestation pour des contraintes liées au calendrier et à sa préparation. Près d’un an plus tard, le gouvernement a fixé une nouvelle période de dix jours, du 7 au 16 août 2026, pour rétablir cette compétition interrégionale.
Les délégations participeront à des épreuves d’athlétisme, de basketball, de football, de lutte traditionnelle et d’échecs. L’événement réunira pour la première fois les représentants de la carte administrative actuelle du Mali, composée depuis la réforme territoriale de 2023 de 19 régions et du district de Bamako.
La Biennale sportive trouve son origine dans les rassemblements nationaux de jeunesse institués au début de l’indépendance. La première Semaine nationale de la jeunesse s’est tenue en 1962, avant que la manifestation ne devienne, en 1970, une Biennale artistique, culturelle et sportive organisée tous les deux ans.
Une formule exclusivement sportive et tournante a ensuite été créée. Ségou a reçu la première édition en 1979, Mopti la deuxième en 1981 et Sikasso la troisième en 1983. Les manifestations de 1986 et de 1988 avaient de nouveau associé les compétitions sportives aux activités artistiques et culturelles.
L’édition de 2026 marque ainsi le retour de la Biennale sous sa forme sportive autonome, quatre décennies après le dernier rendez-vous de Sikasso. Contrairement aux trois premières éditions, accueillies successivement par des capitales régionales, la nouvelle compétition se déroulera à Bamako.
Le gouvernement présente la manifestation comme un cadre de rencontre entre les jeunes des différentes régions et comme un instrument d’intégration nationale. Ces objectifs reprennent la fonction assignée aux anciennes Semaines de la jeunesse, qui associaient compétitions sportives, expressions culturelles et représentation territoriale.
La question de la jeunesse occupe une place importante dans un pays dont la population était estimée à 25,2 millions d’habitants en 2025. Environ 46 % des Maliens ont moins de 15 ans, selon les données démographiques des Nations Unies reprises par la Banque mondiale.
Le programme détaillé des compétitions, les installations retenues, le nombre d’athlètes, les critères de participation et le budget de l’édition doivent encore être communiqués. Ces éléments permettront également de préciser la place accordée aux catégories féminines, aux jeunes sportifs des nouvelles régions et aux mécanismes de sélection précédant la phase nationale.
MD/te/APA







