La Guinée équatoriale a lancé sa stratégie nationale d’élimination du paludisme baptisée « Vision 2030 », avec l’objectif d’éradiquer la maladie à l’échelle du pays d’ici à la fin de la décennie, selon un communiqué transmis mercredi à APA.
L’initiative équato-guinéenne d’éradication du paludisme s’appuie sur plus de vingt ans d’interventions menées sur l’île de Bioko, où un programme de lutte contre le paludisme a permis d’obtenir des résultats significatifs grâce à un partenariat entre le gouvernement, des organisations internationales de santé et des entreprises du secteur énergétique.
Pour la mise en œuvre de cette nouvelle phase, dite « Vision 2030 », un fonds commun de 116 millions de dollars a été mobilisé, dont 52 millions apportés par l’État équato-guinéen et 64 millions par des partenaires internationaux.
Les autorités sanitaires soulignent que l’expérience acquise à Bioko constitue le socle de la stratégie nationale. Selon les données présentées par le ministre de la Santé, Mitoha Ondo Ayecaba, la prévalence du paludisme chez les enfants âgés de 2 à 14 ans a reculé de 83 %, tandis que les taux de transmission ont diminué de 78 % depuis le lancement du programme.
En 2025, la prévalence de la maladie sur l’île a atteint 7,2 %, un niveau historiquement bas. Les efforts de lutte ont également contribué à une réduction de 78 % de la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et à une baisse de 77 % de l’anémie chez les femmes enceintes.
Ces résultats sont attribués à une coopération de long terme entre le gouvernement équato-guinéen, MCD Global Health et des partenaires industriels tels que ConocoPhillips, qui ont investi plus de 130 millions de dollars dans les programmes d’élimination du paludisme sur l’île de Bioko au cours des deux dernières décennies.
Le projet a récemment été salué lors de la Semaine africaine de l’énergie (AEW) 2025 en Afrique du Sud, où ConocoPhillips a reçu le prix du projet de responsabilité sociale d’entreprise (RSE) de l’année pour son engagement dans la réduction du paludisme et le renforcement des systèmes de santé en Guinée équatoriale.
Pour NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie, le programme de Bioko démontre le rôle que peuvent jouer les partenariats entre États, organisations de santé et entreprises énergétiques dans l’amélioration durable des conditions de vie des populations.
Fort de ces avancées, le gouvernement entend désormais étendre ce modèle à l’ensemble du territoire national, dans l’espoir d’atteindre l’objectif d’éradication du paludisme fixé par la stratégie « Vision 2030 ».
TE/Sf/APA






