Le ministre égyptien de l’Investissement et du Commerce extérieur, Mohamed Farid, a défini trois priorités immédiates pour améliorer l’environnement des affaires et renforcer l’attractivité économique du pays.
S’exprimant lors d’une rencontre organisée au Caire en marge de l’iftar annuel de la Chambre de commerce américaine en Égypte, le ministre de l’investissement et du Commerce extérieur, Mohamed Farid, a qualifié la période actuelle de « moment charnière » pour l’économie égyptienne. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre l’État et le secteur privé afin de restaurer la confiance des investisseurs et soutenir une croissance durable.
Le ministre a identifié trois axes prioritaires. Le premier concerne l’accélération de la numérisation et la simplification des procédures administratives afin de faciliter les opérations des entreprises et d’attirer de nouveaux investissements. Farid a notamment souligné que la réduction de l’intervention humaine dans les démarches administratives demeure essentielle pour créer un environnement d’affaires plus transparent et prévisible.
La deuxième priorité porte sur l’amélioration de la qualité des données économiques, notamment celles liées à l’investissement et à l’épargne nationale. Selon le ministre, atteindre un rythme de croissance compris entre 6 % et 6,5 % nécessiterait un taux d’investissement d’environ 25 % du PIB, alors que le taux d’épargne actuel est estimé à près de 10 %, un écart que l’Égypte cherche à combler par l’investissement étranger ou le recours à l’emprunt.
La troisième priorité vise à réduire l’intervention excessive de l’État dans certaines décisions économiques, notamment dans les opérations de fusion-acquisition, afin d’aligner le cadre réglementaire sur les standards internationaux.
Par ailleurs, Mohamed Farid a annoncé la préparation d’un fonds de capital-risque en partenariat avec le Fonds souverain d’Égypte pour soutenir les start-up locales, tout en soulignant que la priorité du gouvernement reste désormais la mise en œuvre effective des réformes économiques engagées.
MK/AK/Sf/APA







