Le ministère botswanais des Terres et de l’Agriculture a renforcé ses mesures préventives afin de protéger son secteur de l’élevage contre la fièvre aphteuse (FMD), dont l’épizootie se propage depuis l’Afrique du Sud voisine.
Le directeur par intérim des services vétérinaires, Kobedi Segale, a annoncé de nouvelles restrictions sur le mouvement des animaux à onglons dans les districts frontaliers de l’Afrique du Sud, qualifiant ces mesures de « pas décisif pour sauvegarder l’intégrité agricole nationale ».
En vertu de ces règles renforcées, la circulation des bovins, caprins, ovins, porcins et des animaux sauvages est désormais strictement contrôlée dans un rayon de 10 kilomètres de la frontière, notamment dans les districts de Tlokweng, Kgatleng, Mahalapye et Palapye.
« Une restriction de mouvement pour tous les animaux à onglons (bovins, chèvres, moutons, porcs et animaux sauvages) a été imposée dans les parcs de rassemblement situés dans une zone de 10 km des frontières entre le Botswana et la République d’Afrique du Sud », a déclaré M. Segale dans un communiqué.
Les animaux ne peuvent quitter la zone restreinte qu’à des fins d’abattage direct dans des installations agréées pour la consommation locale. L’exportation d’animaux et de leurs produits depuis cette zone est interdite, tandis que leur circulation à l’intérieur du périmètre nécessite des permis.
L’importation d’animaux à onglons et de produits frais en provenance d’Afrique du Sud reste bannie, a rappelé le responsable, exhortant les éleveurs et le public à signaler toute importation illégale.
Ces mesures interviennent alors que l’Afrique du Sud est confrontée à une recrudescence généralisée de la FMD. Fin 2025, les autorités vétérinaires ont confirmé des cas actifs dans sept provinces, dont le KwaZulu-Natal (la plus touchée avec plus de 200 foyers), le Limpopo, le Nord-Ouest, le Gauteng, le Mpumalanga, l’État libre et le Cap-Occidental.
Bien que la FMD n’affecte pas la santé humaine, elle a de graves conséquences économiques, perturbant le commerce et la sécurité alimentaire.
Le Botswana, qui maintient depuis longtemps des contrôles vétérinaires stricts pour protéger son industrie d’exportation de bœuf, agit de manière préventive pour éviter toute contamination. Le secteur bovin botswanais est un générateur majeur de devises étrangères, ses exportations vers l’Union européenne et d’autres marchés dépendant de son statut internationalement reconnu de pays indemne de fièvre aphteuse.
JN/lb/Sf/APA







