Malgré plusieurs ajustements du taux de change et des hausses successives des taux directeurs, en cette mi-août 2026, l’inflation demeure élevée en Égypte, pesant sur le pouvoir d’achat des ménages, en particulier les plus vulnérables. La hausse des prix des produits alimentaires, des transports et de l’énergie continue d’alimenter les tensions sociales et les débats sur l’efficacité des filets de protection sociale et des programmes de compensation ciblés.
La livre égyptienne, bien que stabilisée par rapport aux pics de tension des années précédentes, reste sous surveillance des marchés, dans un contexte de besoin de devises pour financer les importations, servir la dette extérieure et soutenir les réserves de change. Les autorités misent sur les privatisations partielles d’actifs publics, l’attraction d’investissements dans les secteurs stratégiques et le développement des exportations pour souligner la balance des paiements.
Dans ce cadre, le nouveau Code des investissements et ses décrets d’application sont présentés comme des leviers clés pour améliorer le climat d’affaires, réduire les goulets d’étranglement administratifs et offrir des garanties aux investisseurs. La réussite de ces réformes dépendra de leur mise en œuvre effective, de la coordination entre les institutions et de la capacité de l’État à maintenir un équilibre entre rigueur budgétaire et soutien social.
Sur le plan politique, la gestion de la situation économique est un enjeu de légitimité pour le pouvoir, dans un pays où les questions du coût de la vie, de l’emploi et des services publics sont centrales. Les prochains indicateurs macroéconomiques, les décisions de politique monétaire et les avancées des programmes avec le FMI et les partenaires internationaux seront suivis de près par les marchés, les institutions financières et la société civile.
MK/AK/Sf/APA







