A l’occasion de la célébration de ses deux ans d’existence, l’entreprise de VTC, Go Cab a annoncé un virage stratégique majeur pour son développement en Côte d’Ivoire. La société renonce définitivement aux nouvelles acquisitions de véhicules thermiques pour se consacrer exclusivement à la mobilité électrique, avec l’ambition de porter sa flotte à 3 000 véhicules d’ici 2027.
C’est lors d’une cérémonie officielle organisée le jeudi 24 septembre 2026 à Abidjan que les dirigeants de Go Cab ont partagé leur vision d’avenir. L’événement a réuni les cofondateurs Azamat Sultan et Hendrick Ketchemen, le corps diplomatique, ainsi que des représentants du ministère des Transports et des Affaires maritimes.
Lancée en 2024, Go Cab s’est rapidement imposée dans le paysage de la mobilité urbaine. En seulement deux ans, le groupe a levé 45 millions de dollars, dépassé les 20 millions de dollars de chiffre d’affaires et étendu sa présence dans huit pays à travers le monde.
En Côte d’Ivoire, marché moteur de cette expansion, la société exploite déjà environ 1 500 véhicules. Parmi eux, 200 sont électriques, ce qui représente la plus importante flotte de VTC électriques de la sous-région.
« À partir de cette année, Go Cab ne fera plus d’investissements dans les véhicules thermiques », a martelé Moulaye Tabouré, Country Manager de Go Cab Côte d’Ivoire. Les projections de l’entreprise affichent des objectifs clairs : atteindre une flotte de 2 000 véhicules à la fin de l’année 2026, puis grimper à 3 000 unités en 2027, dont la moitié sera entièrement électrique.
Au-delà de l’aspect environnemental, ce virage vers l’électrique s’accompagne d’un modèle social à fort impact. Go Cab, qui génère actuellement plus de 130 emplois directs sans compter l’écosystème de services associés, maintient son programme d’accès à la propriété.
Sous certaines conditions, les chauffeurs partenaires ont l’opportunité de devenir propriétaires de leur outil de travail au bout de trois ans d’activité. Une perspective saluée par Kouakou Angaté Alexis, chauffeur partenaire, pour qui ce dispositif revalorise significativement le métier.
Sur le plan technique, Ali Ouattara, directeur de l’innovation, a rappelé que l’électrique réduit drastiquement les dépenses en carburant tout en limitant l’empreinte carbone. L’entreprise planche également sur de nouvelles solutions technologiques pour diversifier ses revenus, et anticipe à long terme l’introduction de véhicules automatisés, au rythme de l’évolution des infrastructures locales.
Cette ambition privée s’inscrit en parfaite cohérence avec les engagements écologiques de l’État ivoirien. Présent à la cérémonie, Philippe Kouhon, conseiller au ministère des Transports et des Affaires maritimes, a rappelé que la Côte d’Ivoire dispose déjà d’un cadre réglementaire adapté et comptabilise plus de 2 000 véhicules électriques en circulation.
Tout en reconnaissant la nécessité de continuer à adapter le réseau d’infrastructures à ce boom technologique, le représentant de l’État a réaffirmé le soutien du gouvernement pour favoriser l’émergence d’une mobilité durable dans les cinq prochaines années.
AP/APA





