Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, a appelé à Washington à une refonte du système de la dette, dans un contexte de pression accrue sur les économies en développement.
Intervenant mardi lors de la réunion des ministres et gouverneurs du Groupe des vingt-quatre (G24), en marge des assemblées de printemps de la Banque mondiale et du FMI, Badr Abdelatty a insisté sur « l’urgence » de réformer le système mondial de la dette. Selon un communiqué officiel, il a plaidé pour la mise en place de mécanismes durables capables de traiter les crises d’endettement touchant les pays à revenus faibles et intermédiaires.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte marqué par une accumulation des vulnérabilités économiques à l’échelle mondiale. Le ministre a souligné la nécessité de « restructurer le système financier mondial » afin de mobiliser des ressources sans alourdir davantage le fardeau des pays en développement, appelant à des outils financiers « innovants » pour renforcer la liquidité à court terme tout en préservant les équilibres à long terme.
Dans le prolongement de cette analyse, M. Abdelatty a mis en avant la stratégie économique de l’Égypte, axée sur la poursuite des réformes structurelles et le soutien aux secteurs productifs. Il a également insisté sur le rôle du secteur privé dans la relance de l’économie réelle, en lien avec les objectifs du programme national de réformes engagé par les autorités.
Cette approche intervient alors que plusieurs économies émergentes font face à des déséquilibres accentués par les perturbations des marchés de l’énergie, des chaînes d’approvisionnement et du commerce international. M. Abdelatty a estimé que ces évolutions redéfinissent les équilibres de l’économie mondiale, avec un impact plus marqué sur les pays en développement.
Enfin, le ministre a souligné l’importance du soutien continu du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale pour « préserver la stabilité macroéconomique » et accompagner les réformes nationales. Il a également salué le rôle du G24 dans la coordination des positions des pays du Sud, tout en appelant à une action plus structurée face aux déséquilibres financiers internationaux.
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