La Libye a officiellement adopté son « Cadre politique pour une économie verte et circulaire » lors d’une cérémonie organisée mercredi au Caire, en marge de la 24e réunion des parties contractantes à la Convention de Barcelone (COP24). Selon un communiqué publié par le ministère libyen de l’Environnement, cette étape marque l’intégration du pays dans une dynamique régionale de transition écologique soutenue par l’Union européenne et plusieurs agences internationales.
Présent à l’événement, le ministre de l’Environnement du Gouvernement d’union nationale, Ibrahim Al-Arabi, a salué une « étape importante » vers la transformation durable de l’économie libyenne. Il a évoqué une trajectoire fondée sur l’efficacité énergétique, la résilience des écosystèmes et l’innovation, des axes considérés comme prioritaires pour un pays lourdement affecté par des années de conflit, de fragmentation institutionnelle et de sous-investissement dans les infrastructures environnementales.
Le document adopté s’inscrit dans l’initiative européenne « Green Progress », financée par l’UE et mise en œuvre par Expertise France. Le programme couvre huit pays du sud de la Méditerranée, et vise à accompagner la création de politiques nationales capables de réduire les émissions, d’améliorer la gestion des ressources naturelles et d’encourager les investissements dans les énergies renouvelables, la gestion des déchets ou l’économie circulaire.
Selon le ministère libyen, la Libye a été le premier pays participant à finaliser un cadre intégré. Les autorités y voient la preuve d’un engagement réel du pays dans les efforts internationaux de transition verte. Toutefois, plusieurs experts internationaux soulignent que l’adoption de textes normatifs ne garantit pas leur application, dans un contexte où la gouvernance environnementale libyenne reste éclatée entre administrations concurrentes, financements incertains et accès limité de l’État à certaines régions.
MK/AK/Sf/APA







