Le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé, lundi 11 mai suivre de près le détournement du pétrolier M/T Eureka vers les eaux territoriales somaliennes, avec à son bord huit marins kidnappés, selon un communiqué officiel.
Intercepté le 2 mai dans les eaux yéménites par des pirates somaliens, le pétrolier M/T Eureka avait quitté le port de Fujairah, aux Émirats arabes unis, à destination du Yémen avant d’être capturé sous la menace des armes, actuellement retenus près de la région du Puntland.
Le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a immédiatement instruit l’ambassade d’Egypte à Mogadiscio de « coordonner avec les autorités somaliennes au plus haut niveau pour garantir la sécurité des marins », souligne le texte.
Selon les témoignages de la famille de l’un des passagers, l’ingénieur Mohamed Rady Abdel Moneim, « les ravisseurs exigent une rançon de 3,5 millions de dollars à la société propriétaire du navire pour libérer l’équipage ».
« Les pirates ont fixé un ultimatum et menacent de liquider le personnel », affirme le frère de la victime au site local Cairo 24, précisant que le dernier message reçu de son frère, le 10 mai, faisait état d’une impasse totale des pourparlers.
Ahmed Rady, frère de l’ingénieur kidnappé, a tiré la sonnette d’alarme. « La vie de mon frère et de ses collègues est en danger de mort après l’arrêt des contacts avec la société propriétaire », a-t-il déclaré, dénonçant l’inaction de l’entreprise face aux menaces pesant sur la vie des huit Égyptiens.
Selon la famille du kidnappé, parmi les otages figurent des officiers, des ingénieurs, un électricien et des techniciens, tous originaires d’Egypte.
Le M/T Eureka est un pétrolier de 88 mètres de long battant pavillon togolais. Le signal a été perdu alors que le navire se trouvait dans la région de la mer d’Arabie, juste avant son détournement vers les côtes somaliennes.
Il s’agit du deuxième détournement de pétrolier en dix jours dans la région, après celui du « Honor 25 » le 22 avril dernier.
Le Caire multiplie les contacts diplomatiques pour résoudre cette crise alors que les pirates menacent d’exécuter les otages en cas de non-respect de leurs exigences financières.
AK/Sf/APA







