Le secrétaire d’État américain, en visite à Rome, a évoqué l’engagement de Washington dans le dossier soudanais, appelant les pays qui soutiennent les belligérants à les contraindre vers un accord de paix.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réaffirmé jeudi l’engagement des États-Unis en faveur d’un cessez-le-feu humanitaire au Soudan, tout en mettant en garde contre toute solution partielle qui ferai t l’impasse sur un règlement politique global du conflit.
S’exprimant devant la presse depuis l’ambassade américaine près le Saint-Siège, en marge d’une visite à Rome, M. Rubio a qualifié la crise soudanaise de « l’une des pires crises humanitaires au monde », rappelant que le pape avait lui-même dénoncé ce conflit comme « l’une des plus grandes tragédies mondiales ».
Le chef de la diplomatie américaine a souligné la nature composite du conflit, estimant que le Soudan est devenu « une sorte d’engagement par procuration entre plusieurs pays qui soutiennent certains des éléments combattants ». Il a également pointé des États tiers qui, sans être directement impliqués, « ont permis que leurs territoires nationaux servent de voies d’acheminement d’armements ».
Washington dit s’appuyer sur un cadre diplomatique dit « Quad », auquel les États-Unis consacrent, selon M. Rubio, un engagement « quasi quotidien ».
L’envoyé spécial américain Massad Boulos ainsi que des agents du bureau Afrique du département d’État y sont mobilisés en permanence. M. Rubio a fait état d’une « annonce assez positive » intervenue récemment, à savoir un accord sur une déclaration de principes — une première —, tout en soulignant qu’il fallait désormais « lui donner corps par des actes concrets ».
Sur la doctrine américaine, le secrétaire d’État a précisé vouloir obtenir un cessez-le-feu humanitaire permettant l’acheminement de l’aide vers des « zones de sécurité » identifiées, mais sans que cela ne constitue l’aboutissement final du processus.
« Nous ne voulons pas que ce soit l’issue finale », a-t-il insisté. Selon lui, mettre fin au conflit implique que « les pays et les parties qui soutiennent les éléments combattants les contraignent à s’orienter vers un accord de paix ». Sans sécurité suffisante, a-t-il averti, aucune aide humanitaire ne peut être distribuée efficacement.
AC/Sf/APA







