Selon le député El Malick Ndiaye, la diplomatie parlementaire constitue un complément indispensable à la diplomatie traditionnelle et un instrument stratégique pour promouvoir les intérêts du continent africain dans un contexte international marqué par de multiples défis.
La diplomatie participative au service des intérêts de l’Afrique, tel est le message porté mercredi à Dakar par le député Malick Ndiaye, ci-devant président de l’Assemblée nationale du Sénégal, représentant son successeur, Ousmane Sonko, lors de l’ouverture de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine (UPA).
S’exprimant devant les délégations parlementaires venues de plusieurs pays africains, M. Ndiaye a souligné l’urgence pour les États du continent de renforcer leur coopération face aux enjeux sécuritaires, économiques, climatiques, technologiques et sociaux qui transcendent désormais les frontières nationales.
« Nous sommes convaincus que, face aux défis auxquels notre continent est confronté, aucune nation ne peut agir seule. Plus que jamais, l’Afrique doit parler d’une voix forte, solidaire et responsable », a-t-il déclaré.
Selon lui, les parlements africains ont un rôle central à jouer dans cette dynamique d’intégration et de concertation. En tant qu’émanations directes de la volonté populaire, ils constituent des cadres privilégiés de dialogue, de médiation et d’élaboration de solutions durables aux préoccupations communes des peuples africains.
M. Ndiaye a particulièrement insisté sur l’importance de la diplomatie parlementaire, qu’il considère comme un outil complémentaire de l’action diplomatique menée par les États.
« La diplomatie parlementaire, par sa souplesse, sa capacité d’écoute et sa proximité avec les citoyens, complète utilement l’action diplomatique traditionnelle. Elle contribue à renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples et à consolider les liens de coopération entre les nations africaines », a-t-il affirmé.
Le représentant du président de l’Assemblée nationale a également mis en lumière les réformes engagées au sein de l’institution parlementaire sénégalaise. Il a indiqué que l’Assemblée nationale du Sénégal poursuit un ambitieux programme de modernisation destiné à améliorer l’efficacité du travail législatif, à renforcer la transparence de l’action publique, à favoriser une plus grande participation citoyenne et à accélérer la transformation numérique de l’institution.
Cette expérience, a-t-il souligné, est appelée à être partagée avec les autres parlements du continent dans un esprit de coopération, de solidarité et d’enrichissement mutuel.
Au-delà des échanges institutionnels, Malick Ndiaye a plaidé pour une meilleure coordination des positions africaines sur les grands dossiers internationaux. À ses yeux, l’un des principaux défis consiste à permettre au continent de défendre ses intérêts stratégiques avec davantage de cohérence et d’efficacité dans les enceintes internationales.
« L’enjeu est clair : permettre à l’Afrique de porter avec davantage de force ses positions sur les grandes questions internationales, de défendre ses intérêts stratégiques avec plus de cohérence et de faire entendre, chaque fois que nécessaire, une seule et même voix parlementaire africaine », a-t-il déclaré.
Pour le député, le renforcement de la diplomatie parlementaire représente ainsi une condition essentielle à l’affirmation d’une Afrique plus unie, souveraine et influente dans le concert des nations.
La 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine réunit à Dakar des responsables parlementaires venus de plusieurs États membres afin d’examiner les questions relatives au fonctionnement de l’organisation ainsi que les perspectives de coopération interparlementaire sur le continent.
TE/Sf/APA





