La fondatrice de l’Executive Women’s Summit, Bola Matel-Okoh, a appelé les femmes nigérianes à aller au-delà de la représentation dans les instances dirigeantes pour renforcer leur participation effective aux processus décisionnels, leur influence au sein des organisations et leur autonomisation économique.
S’exprimant devant la presse à Lagos, en prélude à la deuxième édition de l’Executive Women’s Summit prévue le 28 octobre, Mme Matel-Okoh a estimé que la progression de la présence féminine dans les conseils d’administration ne garantissait pas nécessairement une influence réelle sur les décisions.
« Nous avons longtemps concentré nos efforts sur l’inclusion. Le débat doit désormais évoluer vers la participation effective, l’influence et le pouvoir économique », a-t-elle déclaré.
Selon elle, les femmes doivent pouvoir « peser sur les décisions, produire un impact concret et accéder à une véritable autonomie économique ».
Mme Matel-Okoh a appelé les entreprises à revoir les parcours professionnels proposés aux femmes afin de favoriser leur accès aux postes de direction générale et aux fonctions exécutives les plus élevées.
Elle a relevé que les femmes restent souvent concentrées dans des fonctions de soutien, notamment dans les ressources humaines et les services juridiques, alors que leur représentation tend à diminuer à mesure que l’on progresse dans la hiérarchie des entreprises.
« Nous devons remettre en question les mécanismes qui empêchent les femmes d’accéder aux fonctions stratégiques et aux activités directement liées à la création de valeur et aux revenus », a-t-elle souligné.
La fondatrice de l’Executive Women’s Summit a également invité les femmes à mieux identifier et valoriser leur contribution au sein de leurs organisations, estimant que la compétence professionnelle devait être accompagnée d’une visibilité stratégique, d’un réseau professionnel solide et de la capacité à démontrer une valeur ajoutée mesurable.
Elle a annoncé la mise en place de plateformes d’échanges et de réseaux professionnels destinés à accompagner le développement du leadership féminin au-delà de la conférence annuelle.
Un club destiné aux femmes cadres dirigeantes devrait également voir le jour afin de favoriser les échanges réguliers, le partage d’expériences et le renforcement des réseaux professionnels.
Intervenant lors de la rencontre, Folake Sanu, spécialiste des secteurs bancaire et financier et administratrice indépendante de plusieurs entreprises, a exhorté les femmes aspirant à des postes de direction à élargir leurs compétences au-delà de leurs domaines fonctionnels d’origine.
Elle les a notamment encouragées à développer une expertise dans les activités orientées vers le marché, la génération de revenus, l’expérience client et la stratégie d’entreprise.
Mme Sanu a également insisté sur l’importance du réseautage professionnel, du mentorat de haut niveau et du renforcement des capacités d’influence au sein des organisations.
Selon elle, la compétence technique, à elle seule, ne suffit pas toujours pour accéder aux plus hautes responsabilités, en l’absence d’une bonne compréhension des dynamiques organisationnelles et des relations avec les principaux décideurs.
Elle a invité les femmes à s’impliquer davantage dans les projets stratégiques, à assumer des responsabilités accrues et à documenter les résultats concrets de leur contribution à la performance de leurs organisations.
Placée sous le thème « Jouer pour gagner : élever sa vision, sa valeur et sa visibilité », la deuxième édition de l’Executive Women’s Summit mettra notamment l’accent sur le leadership, l’influence, la création de valeur, la visibilité professionnelle, les relations stratégiques et l’évolution de carrière.
Selon les organisateurs, ce rendez-vous annuel vise à renforcer les capacités des femmes, à accompagner leur progression professionnelle et à favoriser la mise en réseau des dirigeantes, cadres, entrepreneures et autres femmes occupant des fonctions de leadership.
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