Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a appelé les États africains à renforcer leur engagement politique pour accélérer l’intégration continentale face aux incertitudes économiques mondiales.
Dans un message publié à l’occasion de la Journée de l’intégration africaine, qui commémore le lancement opérationnel de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en 2019 à Niamey, le responsable de l’UA a souligné que l’unité du continent constitue un « atout stratégique majeur ».
Selon lui, la ZLECAf, qui rassemble 55 pays, plus de 1,3 milliard d’habitants et un PIB cumulé d’environ 3 400 milliards de dollars, représente « le projet économique majeur de notre génération » pour transformer le potentiel africain en prospérité partagée.
Mahmoud Ali Youssouf a toutefois relevé que les échanges intra-africains restent faibles, autour de 16 à 18 % du commerce total du continent, appelant à lever les barrières commerciales, à harmoniser les réglementations, et à renforcer les infrastructures régionales.
Il a insisté sur l’importance des transports, de l’énergie et du numérique pour développer les chaînes de valeur africaines, accélérer l’industrialisation et favoriser une croissance durable.
Le président de la Commission de l’UA a également plaidé pour une meilleure circulation des personnes, notamment des entrepreneurs, étudiants, travailleurs et commerçants, estimant que la mobilité est essentielle à la réussite du marché continental.
Il a enfin rappelé que l’intégration africaine doit profiter directement aux jeunes, aux femmes, aux agriculteurs et aux petites entreprises, tout en réaffirmant le rôle de la paix, de la sécurité et de la bonne gouvernance dans la réalisation de l’Agenda 2063 de l’UA.
MG/abj/lb/te/Sf/APA







