Les ministres marocain et égyptien des Affaires étrangères ont échangé par téléphone sur les relations bilatérales et les dossiers régionaux, confirmant l’avancement des préparatifs de la prochaine réunion du comité conjoint de coordination et de suivi.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s’est entretenu par téléphone dimanche avec son homologue marocain, Nasser Bourita, afin de faire le point sur l’état des relations entre Le Caire et Rabat et d’échanger des analyses sur plusieurs questions régionales et internationales, a indiqué la diplomatie égyptienne.
Selon la même source, l’entretien a mis l’accent sur la continuité de la concertation politique entre les deux pays, les deux responsables soulignant la nécessité de maintenir une coordination étroite sur les dossiers d’intérêt commun. Les discussions ont également porté sur les préparatifs de la prochaine réunion du comité conjoint égypto-marocain de coordination et de suivi, appelée à être présidée ultérieurement par les chefs de gouvernement des deux États.
Les deux ministres ont insisté sur le rôle central de ce mécanisme bilatéral, présenté comme un cadre institutionnel destiné à assurer un suivi régulier et structuré de la coopération entre Le Caire et Rabat. La diplomatie égyptienne a souligné, à cet égard, l’importance d’un dialogue politique continu et ordonné, considéré comme l’un des piliers de la relation entre les deux pays.
L’échange a également permis d’aborder plusieurs foyers de tension régionaux. La question palestinienne, la situation au Soudan et celle en Libye ont fait l’objet d’analyses partagées, les deux chefs de la diplomatie estimant indispensable la poursuite d’une consultation permanente face aux défis sécuritaires et politiques affectant le monde arabe et le continent africain.
Cet entretien intervient dans un contexte régional marqué par une montée des tensions dans la Corne de l’Afrique, après l’annonce par Israël de la reconnaissance du Somaliland et de l’établissement de relations diplomatiques avec cette entité. Cette décision a suscité une réaction collective, avec la publication d’une déclaration commune rejetant cette reconnaissance par de nombreux pays, aux côtés de l’Organisation de la coopération islamique.
Dans ce texte, les signataires ont estimé que cette reconnaissance porte atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Somalie et risque d’aggraver les déséquilibres dans la région de la mer Rouge et de la Corne de l’Afrique. Plusieurs capitales ont exprimé leurs préoccupations quant aux conséquences diplomatiques et sécuritaires de cette annonce.
MK/Sf/APA







