Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, et le directeur général de la Société financière internationale (IFC), Makhtar Diop, ont réaffirmé leur volonté de renforcer le partenariat stratégique entre l’Afrique et le Groupe de la Banque mondiale, notamment dans le financement des infrastructures et des projets de transformation du continent.
Lors d’une rencontre mercredi à Addis-Abeba, les deux responsables ont échangé sur les moyens de mobiliser davantage les capitaux africains, notamment ceux détenus par les fonds de pension et les investisseurs institutionnels, afin de les orienter vers les infrastructures, l’industrie et les secteurs à fort potentiel de croissance.
Mahmoud Ali Youssouf a insisté sur la nécessité d’accélérer le commerce intra-africain et de lever les obstacles qui freinent encore l’intégration économique du continent. Il a notamment cité le déficit d’infrastructures, les barrières non tarifaires, la fragmentation des cadres réglementaires ainsi que les contraintes à la libre circulation des biens, des capitaux et de l’énergie.
Les discussions ont également porté sur le renforcement des capacités africaines de production pharmaceutique et de vaccins. Les deux parties ont souligné l’importance de l’Agence africaine des médicaments, de l’harmonisation des normes réglementaires et de la mise en place de marchés continentaux capables de soutenir durablement les produits de santé fabriqués en Afrique.
Une attention particulière a par ailleurs été accordée à la Mission 300, aux marchés énergétiques régionaux et à la mobilisation du secteur privé pour financer les infrastructures, notamment dans les domaines de l’énergie, des transports et des services financiers.
Le président de la Commission de l’UA et le patron de l’IFC ont enfin réaffirmé leur engagement à poursuivre leur collaboration en faveur d’une Afrique davantage intégrée, connectée, autonome et capable de mobiliser les ressources nécessaires au financement de sa propre croissance.
TE/APA







