La Guinée accueille, du 2 au 5 septembre 2026, la 12e Conférence africaine sur la Santé et les Droits sexuels et reproductifs (ACSHR), consacrée aux défis auxquels sont confrontés les adolescents et les jeunes dans un contexte marqué par la multiplication des crises et la baisse des financements internationaux.
Placée sous le thème « Santé et Droits sexuels et reproductifs des adolescentes et des jeunes en Afrique face aux crises multiformes », la 12e Conférence africaine sur la Santé et les Droits sexuels et reproductifs (ACSHR) réunit à Conakry des décideurs publics, des chercheurs, des professionnels de santé, des représentants de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des jeunes venus de plusieurs pays africains.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah. Les travaux visent notamment à favoriser le partage d’expériences et à dégager des réponses concrètes aux difficultés qui affectent l’accès des jeunes aux services de santé et à l’information en matière de santé sexuelle et reproductive.
Prenant la parole, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a réaffirmé l’engagement de la Guinée à poursuivre la transformation de son système de santé et à améliorer l’accès aux soins.
Elle a présenté la santé comme un investissement stratégique dans le capital humain, la dignité et l’avenir du pays, en cohérence avec les ambitions du programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040.
Le Premier ministre Amadou Oury Bah a, pour sa part, souligné que la santé, l’éducation et la protection de la jeunesse constituent des leviers essentiels du développement du continent africain.
Il a appelé à renforcer l’information et la prévention, à garantir aux jeunes un accès à des soins de qualité et à mieux prendre en compte leurs besoins dans les politiques et systèmes nationaux de santé, aussi bien en milieu urbain que rural.
M. Bah a également plaidé pour des stratégies de sensibilisation adaptées aux réalités et aux aspirations des jeunes, afin de favoriser leur adhésion et d’obtenir des changements durables de comportements.
La rencontre doit ainsi permettre de renforcer le dialogue entre les différents acteurs et de faire émerger des engagements susceptibles de mieux protéger la santé et les droits des adolescents et des jeunes africains face aux crises actuelles.
TE/Sf/APA







