Les États-Unis ont réaffirmé leur soutien aux efforts visant à réunifier les institutions économiques, sécuritaires et politiques libyennes, tout en laissant aux acteurs nationaux la responsabilité de définir les modalités d’un éventuel accord.
Les États-Unis soutiennent les démarches engagées pour unifier les institutions libyennes, divisées depuis plusieurs années entre autorités et structures concurrentes, a déclaré dimanche 16 août le conseiller présidentiel américain Massad Boulos. S’exprimant sur la chaîne Al-Hurra, le responsable américain a indiqué que Washington entendait contribuer au renforcement de la sécurité et de la stabilité du pays, avec l’objectif de faire de la Libye un partenaire durable des États-Unis.
Selon Massad Boulos, les modalités précises d’un accord sur l’unification des institutions économiques, politiques et sécuritaires doivent toutefois être déterminées par les Libyens eux-mêmes. Washington entend ainsi privilégier un rôle de facilitation plutôt que d’imposer une architecture institutionnelle. Les autorités américaines restent, selon lui, en contact avec les principaux acteurs libyens afin «de faciliter et d’encourager leurs efforts».
La réunification institutionnelle constitue l’un des principaux obstacles à la stabilisation durable de la Libye. Le pays demeure marqué par la coexistence de centres de pouvoir rivaux et par des divisions touchant aussi bien les institutions politiques que les structures sécuritaires. Sur le plan économique, cette fragmentation complique également la gestion unifiée des ressources publiques et du secteur pétrolier, principale source de recettes et de devises du pays.
Interrogé sur la perspective d’élections présidentielle et législatives, Massad Boulos a assuré que les États-Unis restaient déterminés à dialoguer avec l’ensemble des parties libyennes afin de soutenir une trajectoire susceptible de conduire à une paix durable. La tenue d’élections nationales demeure depuis plusieurs années au cœur du processus politique, sans qu’un compromis définitif ait pu être trouvé sur le cadre institutionnel et juridique nécessaire à leur organisation.
Washington affirme parallèlement travailler en étroite coordination avec la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, Hanna Tetteh, ainsi qu’avec ses partenaires internationaux. L’objectif affiché est de consolider les avancées déjà obtenues et d’éviter une nouvelle dégradation du processus politique.
Cette prise de position américaine intervient alors que la Libye reste confrontée à une situation politique et sécuritaire fragile. Pour Washington comme pour les Nations Unies, l’unification des institutions apparaît comme une étape déterminante pour restaurer une autorité publique cohérente, préparer des élections crédibles et réduire les risques de nouvelles confrontations entre les différents pôles de pouvoir.
MK/AK/Sf/APA







