La Libye a enregistré une reprise partielle de ses opérations pétrolières avec la réouverture de la vanne n°7 de l’oléoduc reliant le champ de Sharara au port et à la raffinerie de Zawiya, mettant fin à cinq jours d’interruption provoqués par des éléments de la Garde des installations pétrolières.
Le blocage de la production de pétrole du champ de Sharara était lié à des revendications portant sur le statut des agents chargés de la protection des installations et sur les mécanismes de financement de leurs activités. Bien que la reprise soit effective, les discussions engagées ont permis une désescalade temporaire sans résoudre durablement les différends institutionnels qui affectent régulièrement le secteur pétrolier.
Le champ de Sharara demeure un pilier essentiel de l’économie libyenne. Chaque interruption de son exploitation affecte directement les exportations d’hydrocarbures et les recettes publiques, dans un pays où le pétrole représente la principale source de financement de l’État.
Si la reprise des pompages soulage temporairement la chaîne logistique reliant le sud-ouest aux infrastructures côtières, les opérateurs restent confrontés au risque de nouvelles perturbations tant que les tensions locales demeurent susceptibles d’affecter la sécurité des installations.
MK/AK/Sf/APA



