L’Égypte a condamné mercredi 2 septembre des attaques de missiles et de drones qu’elle attribue à l’Iran contre le Koweït, Bahreïn et la Jordanie durant la nuit précédente, appelant à interrompre l’escalade militaire pour protéger la sécurité régionale.
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a qualifié les opérations contre le Koweït, Bahreïn et la Jordanie d’atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des pays concernés. Dans son communiqué, il a exprimé la solidarité du Caire avec ces États et dénoncé les dangers encourus par leurs populations. Cette prise de position constitue une réaction diplomatique ; elle ne fournit pas de bilan indépendant des frappes ou de leurs conséquences matérielles.
Le ministère a également rappelé ses avertissements concernant les effets d’une reprise des hostilités sur les pays de la région et sur la navigation internationale. Il demande aux parties de faire preuve de retenue et de privilégier le dialogue. Le risque pour les échanges maritimes est évoqué comme une conséquence possible de l’escalade, sans annonce dans ce communiqué d’une interruption générale du trafic.
Ces préoccupations ont aussi été abordées lors de la rencontre organisée le même jour au Caire entre Abdel Fattah Al-Sissi et Xi Jinping. Selon la présidence égyptienne, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une désescalade et sur la protection de la sécurité des pays du Golfe et de la Jordanie. Il a également souligné l’importance de préserver les populations civiles et la liberté de navigation.
Les entretiens présidentiels ont traité séparément de la situation dans la bande de Gaza. Abdel Fattah Al-Sissi a mis en avant les besoins humanitaires, notamment l’entrée de l’aide et des équipements médicaux, ainsi que les démarches destinées à consolider les dispositions du cessez-le-feu. Ces discussions s’inscrivent dans l’effort diplomatique égyptien sur plusieurs crises régionales, sans confondre leurs acteurs ni leurs mécanismes de règlement.
La réponse rendue publique mercredi reste donc diplomatique. Elle combine une condamnation explicite des attaques attribuées à Téhéran, un soutien aux États visés et un appel à la retenue. Aucun engagement militaire égyptien nouveau n’est annoncé dans les textes examinés.
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