Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a affirmé mardi, à El Jadida, que l’engagement du Maroc dans la lutte contre le terrorisme sur le continent africain n’est pas une option, mais procède de la responsabilité d’un pays engagé pour la sécurité de son continent.
Nasser Bourita qui s’exprimait à l’ouverture de la 5ème Réunion de haut niveau des Chefs des agences de lutte contre le terrorisme et de sécurité en Afrique, organisée dans le cadre de la Plateforme de Marrakech, tenue à El Jadida, sous la coprésidence du Maroc et du Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (ONUCT), a souligné que l’action du Royaume en Afrique repose sur la conviction que le développement, la stabilité et la sécurité du continent sont intimement liés à ceux du Maroc.
Face à ces défis, le ministre marocain a fait noter que la vision royale offre un cadre d’appréhension global des réalités africaines, soulignant que la politique africaine prônée par le Roi Mohammed VI est avant tout une politique d’appartenance, Il ajoute pour le Maroc, l’Afrique n’est pas un continent de voisinage, ni une option diplomatique parmi d’autres, mais un continent auquel le Royaume appartient géographiquement, identitairement, politiquement, institutionnellement et historiquement.
Bourita a mis en avant le principe d’afro-optimisme qui guide l’action du Royaume relevant que malgré les défis sécuritaires, le Maroc considère que l’Afrique est le continent de l’avenir. Là où certains perçoivent principalement des difficultés, le Royaume voit des opportunités et demeure convaincu que le continent dispose des ressorts, des moyens et du génie nécessaires pour relever les défis auxquels il est confronté, souligne-t-il.
Evoquant le contexte sécuritaire du continent, le ministre a noté plusieurs évolutions préoccupantes, notamment l’expansion et la régionalisation du terrorisme sur le continent, la multiplication des conflits armés, le développement du nexus entre les groupes terroristes, les mouvements séparatistes et la criminalité transnationale, ainsi que les défis posés par les mutations technologiques et l’intelligence artificielle.
La cinquième réunion de haut niveau des chefs des agences de lutte contre le terrorisme et de sécurité en Afrique, connue sous le nom de «Plateforme de Marrakech», s’est ouverte mardi à El Jadida sous la coprésidence du Maroc et du Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (ONUCT). Les travaux doivent se poursuivre durant deux jours.
La rencontre réunit des représentants d’environ quarante services africains de renseignement et de sécurité. Quelque quatre-vingt-dix délégations venues du Moyen-Orient, d’Europe, d’Amérique et d’Asie participent également aux discussions en qualité d’observateurs, aux côtés de représentants d’institutions régionales des Nations Unies.
Selon les organisateurs, les échanges portent sur les défis sécuritaires auxquels le continent africain demeure confronté, alors que les groupes extrémistes adaptent leurs modes d’action et étendent leurs activités dans plusieurs régions. Les participants examinent notamment les moyens de renforcer la coordination opérationnelle, le partage d’informations et les capacités nationales de prévention.
Cette réunion s’inscrit dans la continuité des précédentes éditions organisées à Marrakech en 2022, Tanger en 2023, Fès en 2024 et Agadir en 2025. Lancée pour favoriser la coopération entre services africains spécialisés, la Plateforme de Marrakech s’est progressivement imposée comme un cadre de concertation consacré aux questions de sécurité et de lutte antiterroriste sur le continent.
L’ampleur de la participation internationale à l’édition 2026 illustre l’intérêt croissant suscité par cette initiative auprès des partenaires extérieurs de l’Afrique. Les discussions devraient permettre d’identifier de nouvelles priorités en matière de renforcement des capacités et de coopération régionale dans un environnement sécuritaire en constante évolution.
AK/Sf/APA







