Face à un isolement international croissant, l’Algérie déploie des efforts de charme en Extrême-Orient pour enrayer cette dégradation de sa situation diplomatique, comme en témoignent ses ouvertures envers le Pakistan et la Chine.
L’Algérie mène une série de consultations diplomatiques avec deux pays asiatiques (le Pakistan et la Chine) en vue d’améliorer leurs relations, selon un communiqué publié jeudi à Alger.
D’après ce communiqué, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, s’est entretenu par téléphone avec son homologue chinois, Wang Yi. Cet échange a permis aux deux parties de passer en revue les différentes dimensions du partenariat stratégique global algéro-chinois et les perspectives de le hisser à de nouveaux sommets, notamment dans le domaine économique, conformément à l’attention particulière que les dirigeants des deux pays portent à ces relations.
Parallèlement, M. Attaf s’est également entretenu par téléphone avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pakistanais, Muhammad Ishaq Dar.
Leurs discussions ont porté sur les moyens de renforcer les relations
bilatérales, les deux responsables insistant sur la nécessité de poursuivre la coordination au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies et abordant les questions les plus importantes inscrites à l’ordre du jour de cette instance internationale. Les ouvertures d’Alger envers Pékin et Islamabad interviennent dans un contexte où l’Algérie est confrontée à un dilemme diplomatique avec ses voisins du Maghreb et l’ancienne puissance coloniale française.
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