Le Caire et Ouagadougou affichent leur volonté d’approfondir un partenariat axé sur les investissements, la lutte contre le terrorisme et la coopération culturelle, dans un contexte régional marqué par de forts défis sécuritaires.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s’est entretenu par téléphone, jeudi 8 janvier, avec son homologue burkinabè, Karamoko Traoré, afin d’examiner les moyens de renforcer les relations bilatérales entre l’Egypte et le Burkina Faso. Selon un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur l’élargissement des échanges commerciaux et l’intensification de la coopération économique et sécuritaire.
Au cours de cet échange, Abdelatty a souligné l’importance d’ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises égyptiennes désireuses d’investir au Burkina Faso. Il a notamment cité des secteurs jugés prioritaires, tels que la santé, les infrastructures, l’énergie, les mines, ainsi que le bâtiment et les travaux publics, estimant que ces domaines offrent des opportunités mutuellement bénéfiques pour les deux économies.
Sur le volet sécuritaire, le chef de la diplomatie égyptienne a réaffirmé le soutien « total » de l’Égypte aux efforts du Burkina Faso dans sa lutte contre le terrorisme et pour le rétablissement de la sécurité et de la stabilité. Il a mis en avant la coopération sécuritaire et militaire existante entre les deux pays, ainsi que les programmes de renforcement des capacités menés par les institutions égyptiennes au profit des cadres burkinabè, dans un contexte de recrudescence des menaces jihadistes au Sahel.
Abdelatty a également évoqué le rôle de l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement et du Centre international du Caire pour la résolution des conflits, le maintien et la consolidation de la paix, qui déploient des programmes de formation et d’assistance technique au bénéfice de plusieurs pays africains, dont le Burkina Faso. Ces initiatives visent à soutenir les institutions nationales et à renforcer la résilience face aux crises sécuritaires.
Par ailleurs, le ministre a salué la contribution de l’institution religieuse Al-Azhar dans la diffusion des valeurs de tolérance et la promotion d’un discours religieux modéré. Il a souligné le rôle joué par les missions d’Al-Azhar au Burkina Faso, les programmes de formation destinés aux imams et prêcheurs burkinabè, ainsi que les bourses annuelles accordées aux étudiants burkinabè à l’Université d’Al-Azhar, contribuant au renforcement des liens culturels et religieux entre les deux pays.
Cet échange intervient alors que le Burkina Faso assure la présidence tournante de l’Alliance des États du Sahel. Abdelatty a félicité son homologue pour cette responsabilité, exprimant la volonté de l’Égypte de poursuivre une coordination étroite sur les questions d’intérêt commun, tant au niveau bilatéral que dans les cadres régionaux africains.
MK/Sf/APA







