L’enquête sur le marché des bracelets électroniques au Sénégal, une opération médicale au Mali, les infrastructures universitaires au Burkina Faso et les réformes électorales en Côte d’Ivoire dominent la revue de presse ouest-africaine de ce jeudi.
Au Sénégal, Seneweb revient sur l’enquête portant sur le marché des bracelets électroniques, d’un montant de 11 milliards de FCFA. Le média rapporte que Moussa Seydi, ancien directeur des Finances, du Budget, du Matériel et des Infrastructures pénitentiaires, a été extrait de sa cellule pour être entendu par le collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. Il aurait maintenu sa ligne de défense et rejeté les faits qui lui sont reprochés. Seneweb indique également qu’un fournisseur convoqué dans le cadre de l’enquête a été placé sous mandat de dépôt pour complicité de détournement de deniers publics. Selon le réquisitoire introductif du procureur financier, cinq chefs d’inculpation sont retenus contre Moussa Seydi, dont le détournement de deniers publics portant sur plus de 5 milliards de FCFA, l’escroquerie sur deniers publics pour plus de 3 milliards, le faux en écriture publique authentique, l’association de malfaiteurs et le blanchiment de capitaux. L’affaire concerne deux contrats conclus entre le ministère de la Justice et la société Colombe Cyber Defense Operations Center, portant respectivement sur 6,88 milliards de FCFA en 2020 et 5,34 milliards en 2023 pour 1 000 bracelets chacun.
Toujours au Sénégal, Pressafrik s’intéresse à la délocalisation à Maputo du match entre le Sénégal et le Mozambique, prévu le 25 septembre dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027. La Fédération sénégalaise de football (FSF) explique avoir sollicité la CAF et la Fédération mozambicaine de football, qui ont toutes deux validé le changement. La FSF invoque l’indisponibilité du stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio, mobilisé pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, ainsi que l’état de la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor, jugé non optimal pour accueillir une rencontre officielle de cette envergure. La Direction technique nationale avait demandé cette délocalisation afin de préserver la santé des joueurs et la qualité de la compétition.
Au Mali, Maliweb met en avant une intervention chirurgicale réalisée au Centre hospitalier universitaire Gabriel Touré de Bamako, où des équipes médicales ont séparé deux bébés siamois. Nés le 29 août 2026 à la suite d’une césarienne, les nouveau-nés présentaient plusieurs malformations congénitales et partageaient notamment une vessie et un côlon. Selon le ministère de la Santé, l’intervention a mobilisé des chirurgiens pédiatriques, anesthésistes-réanimateurs, cardiologues, radiologues, pharmaciens, laborantins et personnels paramédicaux. La ministre de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré, s’est rendue mercredi au CHU Gabriel Touré pour s’enquérir de l’état de santé des nouveau-nés et saluer le travail des équipes médicales.
Au Burkina Faso, Sidwaya consacre un article au renforcement des infrastructures universitaires avec la mise en service d’un amphithéâtre de 1 200 places à l’Université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso. Le journal rappelle que cette réalisation intervient dans le cadre d’une politique visant à améliorer les capacités d’accueil des universités publiques. Selon le ministère chargé de l’Enseignement supérieur, le taux de normalisation des filières est passé de 81,31 % en octobre 2024 à 92,52 % en octobre 2025, puis à 98,44 % en juillet 2026 et 99,69 % à fin août. Le média indique que 40 amphithéâtres, ainsi que des blocs pédagogiques, laboratoires et cités universitaires, sont prévus dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous.
Au Niger, l’Agence nigérienne de presse (ANP) rapporte le déplacement à Agadez du chef d’État-major de l’Armée de Terre, le général de brigade Maman Sani Kiou. Cette mission de travail, entamée mercredi, intervient dans le contexte des événements survenus les 28 et 29 août derniers. Elle vise notamment une visite d’inspection, le renforcement du rapprochement avec les militaires et la collecte d’informations auprès des unités afin de lutter contre la désinformation. À son arrivée à l’aéroport international Mano Dayak, le chef d’État-major a reçu les honneurs militaires avant de tenir un rapport général à la place d’armes de la Zone de Défense n°2. Il a transmis aux personnels les salutations et encouragements du président de la République et de la haute hiérarchie militaire, tout en recueillant leurs préoccupations.
En Guinée, Africaguinee rapporte que les autorités guinéennes et sierra-léonaises travaillent à des mesures conjointes face au phénomène des jeunes Guinéens victimes de réseaux de « faux passeurs » en Sierra Leone. Interpellé sur la question, le vice-président sierra-léonais Mohamed Juldeh Jalloh a indiqué que plusieurs ministres des deux pays travaillent sur le dossier. Selon lui, un comité a été mis en place à l’initiative du Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah, avec la participation des délégations des deux pays. Les deux parties prévoient des mesures immédiates ainsi que des dispositions à plus long terme, tout en tenant compte des engagements internationaux en matière d’immigration.
En Côte d’Ivoire, Abidjan.net revient sur le calendrier de révision de la liste électorale. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué à l’issue du Conseil des ministres que l’opération devra attendre la mise en place du nouveau dispositif de gestion des élections. Il a rappelé que la législation prévoit normalement une révision annuelle, mais que celle-ci est désormais liée au projet de refonte du système électoral, notamment après la dissolution de la Commission électorale indépendante. Le gouvernement doit donc déterminer l’organe qui sera chargé de conduire la prochaine révision. Aucune date précise n’a été annoncée à ce stade.
Enfin au Ghana, Pulse Ghana rapporte que la Banque du Ghana a identifié 20 applications de prêt mobile opérant sans la licence ou l’autorisation requise pour fournir des services de crédit numérique. Dans un avis publié le 8 septembre, la banque centrale a mis en garde le public contre ces opérateurs, évoquant notamment des risques liés à la confidentialité des données et à la protection des consommateurs. La Banque du Ghana a appelé les usagers à éviter les prêteurs non agréés et à signaler leurs activités à son département FinTech et Innovation. Elle a également demandé aux banques, établissements de dépôt spécialisés et prestataires de services de paiement de ne pas faciliter les transactions de ces opérateurs.
APA





