L’Egypte a déclaré persona non grata un conseiller de l’ambassade d’Éthiopie au Caire et lui a donné 48 heures pour quitter le territoire, jeudi 1er octobre, en réponse à une mesure similaire prise plus tôt jeudi par Addis-Abeba contre un diplomate égyptien, a indiqué une source égyptienne.
« La décision du gouvernement éthiopien de déclarer persona non grata un membre de l’ambassade d’Égypte à Addis-Abeba est regrettable et injustifiée », a expliqué une source égyptienne, citée par des médias locaux.
Selon la même source, l’Egypte avait toujours rejeté toute ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays et s’était abstenue de commenter l’évolution de la situation dans d’autres États, y compris en Éthiopie, par respect pour le droit international et la Charte des Nations Unies.
« Le côté éthiopien a cherché à maintes reprises à imputer ses échecs dans la gestion de ses affaires intérieures et de ses crises successives à l’implication présumée de parties extérieures », a ajouté la même source, notant que c’est « en application du principe de réciprocité » que Le Caire a déclaré « persona non grata » le conseiller éthiopien.
Mardi, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères avait rejeté les accusations formulées par le chef d’état-major de l’armée éthiopienne, qui avait accusé l’Érythrée, le Soudan et l’Égypte de soutenir des groupes armés combattant les forces fédérales.
Plus tôt dans la journée, le ministère éthiopien des affaires étrangères avait officiellement informé l’ambassade d’Égypte à Addis-Abeba qu’Ahmed Moharam Ahmed Soliman, membre du personnel diplomatique égyptien, était déclaré persona non grata et devait quitter l’Éthiopie dans un délai de 48 heures.
Addis-Abeba a également annoncé jeudi la fermeture de son ambassade à Asmara et déclaré persona non grata dix diplomates érythréens, auxquels un délai de 48 heures a été accordé pour quitter le territoire éthiopien.
Le gouvernement éthiopien a accusé ces diplomates de s’être livrés à des activités constituant une menace directe pour la sécurité nationale du pays. L’Érythrée a ensuite annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec l’Éthiopie, en réponse à la fermeture de l’ambassade éthiopienne à Asmara.
AK/Sf/APA





