Le 2 octobre 1904, le général allemand Lothar von Trotha publie en Afrique du Sud-Ouest allemande un ordre visant à chasser les Herero du territoire et menaçant de mort ceux qui y resteraient. Cet acte devient l’un des documents centraux de l’histoire du génocide des Herero et des Nama.
Le 2 octobre 1904, le général Lothar von Trotha, commandant des forces coloniales allemandes en Afrique du Sud-Ouest allemande, actuelle Namibie, publie une proclamation dirigée contre le peuple herero.
Le texte déclare notamment que les Herero doivent quitter le territoire et menace d’abattre tout Herero retrouvé à l’intérieur des frontières allemandes, qu’il soit armé ou non. La proclamation précise également que les femmes et les enfants ne seront pas épargnés. Le document original est daté du 2 octobre 1904 à Osombo-Windimbe.
Cet ordre intervient après la bataille de Waterberg, le 11 août 1904, au cours de laquelle les forces allemandes avaient vaincu les combattants herero. Les survivants sont repoussés vers la région aride de l’Omaheke, où l’accès à l’eau est contrôlé par les forces allemandes.
La politique menée par l’administration coloniale allemande entraîne ensuite des déplacements forcés, des massacres et l’internement des survivants dans des camps de concentration et de travail forcé. Les Nama se soulèvent à leur tour à partir de la fin de 1904 et subissent également une répression massive.
Les historiens considèrent aujourd’hui ces événements du 2 octobre 1904 comme un génocide des Herero et des Nama. En 2021, le gouvernement allemand a officiellement reconnu que les actes commis par l’Allemagne coloniale dans l’actuelle Namibie constituaient un génocide.
Sf/APA





