Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a été reçu en audience ce 18 février par le vice-président du Botswana, Ndaba Gaolathe. Cette rencontre marque le début d’une coopération Sud-Sud ambitieuse visant à transformer le secteur extractif ivoirien en s’inspirant du « modèle botswanais ».
Faire du secteur minier le second pilier de l’économie ivoirienne. C’est avec cette ambition, portée par le président Alassane Ouattara, que le ministre Sangafowa-Coulibaly a entamé une mission de travail en terre botswanaise.
L’objectif est clair : s’appuyer sur l’expertise de l’un des pays les plus rigoureux au monde en matière de gestion des ressources naturelles. Le Botswana est mondialement cité en exemple pour sa capacité à transformer ses ressources, notamment le diamant, en moteur de développement durable.
Lors des échanges, le vice-président Ndaba Gaolathe a réaffirmé la volonté de son pays de partager ses succès, soutenant que « l’Afrique a tout ce dont elle a besoin pour réussir (…) et le partage de nos expériences peut fortement y contribuer ».
Les discussions avec la ministre botswanaise des Mines, Bogolo Joy Kenewendo, ont permis de définir les axes prioritaires de ce rapprochement, en termes de gouvernance minière et de transparence, de traçabilité des ressources, de transfert de compétences et le renforcement du contenu local.
Sangafowa-Coulibaly a annoncé l’ouverture imminente de négociations techniques. L’objectif est d’aboutir rapidement à la signature d’un protocole d’accord qui encadrera les échanges institutionnels et la professionnalisation de la filière minière en Côte d’Ivoire.
« Nous devons bâtir une chaîne de valeur intégrée pour que la création de richesse s’ancre véritablement sur notre territoire », a souligné le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Sangafowa-Coulibaly.
Preuve du réchauffement diplomatique et technique entre les deux nations, le Botswana a été officiellement désigné pays à l’honneur de la prochaine édition du Salon international des ressources extractives et énergétiques (SIREXE), prévue en novembre 2026 à Abidjan.
Ce signal politique fort confirme la volonté de la Côte d’Ivoire de se positionner comme un hub minier régional en adoptant les standards internationaux les plus élevés, sous le regard bienveillant de son partenaire d’Afrique australe.
AP/Sf/APA






