Siméon Konan Kouadio, président de l’« Initiative pour la paix » et ancien candidat aux élections présidentielles de 2010 et 2015, évoque, à trois mois de la présidentielle ivoirienne, des pistes de solutions pour un scrutin apaisé.
« Je pense qu’à l’allure où nous allons, le chemin sur lequel nous sommes engagés, le chemin sur lequel les politiques nous engagent, n’aboutit pas à une fin heureuse », a déclaré ce mercredi 16 juillet 2025, M. Siméon Konan Kouadio, lors d’une conférence de presse.
Siméon Konan Kouadio qui veut interpeller le pouvoir et tirer la sonnette d’alarme, « propose une pause » pour envisager l’avenir, afin qu’ « après les différentes crises que nous avons connues », le pays ne s’embrase pas à nouveau.
« Cette pause, je l’ai appelée une transition cathartique, c’est une transition consensuelle, une transition pacifique, inclusive et républicaine, parce qu’il ne s’agit pas d’attendre qu’une transition telle que moi je la veux, soit imposée par des épreuves de force », a-t-il expliqué.
« Il s’agit, ici, pour le président de la République, finissant son mandat, soucieux du rassemblement des Ivoiriens, de dire peut-être je vais réparer quelque chose (…) je vais réunir les Ivoiriens pour qu’on se parle et qu’on relance » le processus électoral, a-t-il ajouté.
Il souhaite « qu’on regagne l’arbre à palabre, qu’on se retrouve dans un dialogue national entre les forces sociales de la nation pour aplanir toutes les divergences avant de relancer nos compétitions (électorales), car il n’est pas question que le match retour (affrontement) se joue », a-t-il affirmé.
Concernant le dialogue national, « j’ai fait une proposition, il appartient au chef de l’Etat d’en regarder la faisabilité (et d’en définir le contenu au regard des revendications de l’opposition et des citoyens), afin de convoquer ce dialogue national », a-t-il estimé.
« Je ne suis pas un politicien, je suis un citoyen qui veut mettre à disposition de sa nation ce qu’il croit détenir comme thérapie à la longue crise que notre pays connaît », a-t-il fait savoir, tout en précisant que « je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 ».
Actuellement, « je parcours l’Afrique pour m’enquérir de l’archéologie culturelle, comment nos anciens se sont gouvernés pour que des millénaires durant il y a eu la paix » afin que le continent s’approprie ces valeurs pour sa stabilité, a-t-il poursuivi.
Pour une élection présidentielle inclusive, M. Siméon Kouadio suggère « une médiation nationale » qui sera opérée par les chefs religieux et les autorités coutumières, afin d’obtenir le « consensus qui sauve ». Il admet que « le problème actuel, c’est la CEI (Commission électorale indépendante) et la liste électorale ».
Dans la perspective de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, l’opposition ivoirienne demande « la réintégration sur la liste électorale de Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, de Guillaume Soro, ainsi que de Charles Blé Goudé et Noël Akossi Bendjo. »
AP/Sf/APA






