Des centaines de Tunisiens ont manifesté, samedi 19 septembre, pour réclamer la libération de quatre militants propalestiniens emprisonnés et accusés de blanchiment d’argent alors qu’ils participaient à l’organisation d’une flottille humanitaire à destination de Gaza.
Manifestation en Tunisie pour la libération des quatre militants palestiniens arrêtés en mars, et accusés d’avoir détourné des fonds collectés pour la « Global Sumud Flotilla », qui avait fait route vers Gaza en 2025 dans le but d’y acheminer de l’aide humanitaire. La « Global Sumud Flotilla » voulait attirer l’attention sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, dévastée par plus de deux ans de guerre, en brisant le blocus maritime imposé par Israël
La « Global Sumud Flotilla » a condamné leur arrestation et appelé à leur libération.
Dans un communiqué publié samedi, ce groupe a alerté que l’état de santé des militants, qui mènent une grève de la faim, « se dégradait rapidement ».
« Nous les considérons comme des prisonniers d’opinion et des prisonniers politiques », a dit Bassem Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH).
Leur arrestation est intervenue alors que la « Global Sumud Flotilla » préparait une nouvelle mission, finalement annulée.
« Le mouvement en faveur des droits des Palestiniens a (…) suscité un important soutien populaire », a ajouté M. Trifi.
« Aujourd’hui, certains tentent de réduire cette question à une simple affaire de mauvaise gestion des fonds », ajoute-t-il.
La « Global Sumud Flotilla » avait dénoncé, lors de l’arrestation des militants, « un changement préoccupant par rapport à la longue tradition de solidarité de la Tunisie avec le peuple palestinien ».
Ghassen Bouazi estime que leur arrestation s’inscrit « dans le cadre d’une campagne plus large visant des responsables politiques, des défenseurs des droits humains et des journalistes ».
AK/Sf/APA avec AFP





