À l’approche de la saison des pluies, les déchets plastiques qui obstruent le réseau d’eau pluvial à Abidjan seront bientôt évacués. L’annonce a été faite ce mercredi 22 avril 2026 par Pedia Patrick, conseiller technique du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, lors de la Journée mondiale de la Terre 2026, célébrée au Palais de la culture de Treichville.
Le gouvernement ivoirien a déjà donné son accord pour l’enlèvement des déchets plastiques sur le réseau d’eau pluvial à Abidjan.
Le président de Greencast Africa, Guy Mimi, a rappelé que la capitale économique ivoirienne fait face à des défis environnementaux majeurs : insalubrité, pollution, gestion insuffisante des déchets et dégradation des espaces publics.
La célébration de la Journée mondiale de la Terre 2026, qui a réuni des institutionnels et des acteurs de la société civile, s’est tenue autour du thème : « Engagement citoyen pour la protection de notre environnement et cadre de vie ».
« Être écocitoyen, c’est agir individuellement et collectivement pour transformer notre environnement », a-t-il déclaré. Il insiste : « Aucune transformation durable ne peut se faire sans une responsabilité collective forte : institutions, entreprises, société civile, artistes ».
Pour Guy Mimi, l’écocitoyenneté reste la réponse face à la dégradation de l’environnement. Il soutient que « l’avenir de notre environnement ne dépend pas uniquement des décisions au sommet, il dépend de nos choix et de nos actions quotidiennes ».
Grande innovation de cette édition : la culture comme moteur de changement. Le groupe musical d’inspiration écologique « Ru-Dra », fruit de 15 mois de création en laboratoire artistique, a fait sa sortie officielle.
« Ru-Dra est un mouvement qui utilise la musique pour éveiller les consciences, toucher les cœurs et provoquer le changement », explique Guy Mimi. Le groupe se veut ambassadeur artistique de l’écocitoyenneté.
Son chef d’orchestre précise la démarche : « On fait du recyclage. Tous les objets qui peuvent apporter des sonorités, on les utilise pour produire des altérations ». Sachets plastiques, bouteilles, tambours, flûtes et même de l’eau entrent dans la composition pour créer une harmonie musicale.
Pedia Patrick a confirmé que le gouvernement a déjà donné son accord pour l’enlèvement des déchets plastiques sur le réseau d’eau pluvial. Ces déchets, a-t-il souligné, obstruent les canalisations et les égouts, causant des inondations qui provoquent souvent des pertes en vies humaines.
L’opération vise à réduire les risques liés aux fortes pluies attendues dans les prochaines semaines à Abidjan.
AP/Sf/APA







