Hakainde Hichilema a appelé à une désescalade urgente des tensions au Moyen-Orient, avertissant que le conflit pèse déjà sur l’économie mondiale, notamment via la hausse des prix du carburant et des engrais essentiels pour des pays comme la Zambie.
Le président zambien Hakainde Hichilema a exhorté les parties impliquées dans le conflit au Moyen-Orient à rechercher d’urgence une résolution pacifique, avertissant que cette guerre alimente l’instabilité économique mondiale et fait grimper le coût des importations essentielles telles que le carburant et les engrais.
Hichilema s’exprimait lors d’une rencontre avec Abdullah Khalil AlMusaibeeh, président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), à State House mercredi.
Il a souligné que les réformes économiques de la Zambie dépendent largement de la stabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment dans le secteur de l’énergie, où la hausse des prix du carburant liée au conflit exerce déjà des pressions inflationnistes.
« Nous avons dit avant que l’instabilité quelque part, c’est l’instabilité partout. Nous voyons maintenant les pressions inflationnistes qui découlent de la hausse du prix du carburant, elle-même engendrée par le conflit au Moyen-Orient », a déclaré le dirigeant zambien.
Il a relevé que le détroit d’Ormuz — artère névralgique du transit mondial des hydrocarbures — est devenu un point de friction dont les perturbations se font ressentir bien au-delà du Moyen-Orient, plus de 23 % de la consommation mondiale de carburant transitant par ce couloir maritime stratégique.
Le président a indiqué que la Zambie n’a aucune influence sur les origines du conflit, mais a exhorté toutes les parties à trouver un terrain d’entente, insistant sur le fait que la reprise économique mondiale requiert coopération, investissement et libre-échange plutôt que la guerre.
Il a également sollicité le soutien de la BADEA pour aider la Zambie à sécuriser un approvisionnement pétrolier stable et abordable, dans le cadre d’investissements plus larges dans l’agriculture, l’énergie et les mines.
AlMusaibeeh a affirmé que la Zambie demeure un partenaire stratégique pour la banque et a confirmé que la BADEA élargit son engagement auprès des institutions gouvernementales et du secteur privé du pays.
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