Des entretiens entre Rabat et Abidjan posent les bases d’un cadre opérationnel structuré entre les deux économies.
Les responsables du Maroc et de la Côte d’Ivoire ont réaffirmé leur engagement à approfondir la coopération économique bilatérale.
Le secrétaire d’État marocain chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a conduit, mardi 24 mars à Abidjan, une série d’entretiens techniques avec les responsables de l’Agence Côte d’Ivoire Export (ACE), en vue de structurer un dispositif bilatéral encadrant les échanges commerciaux entre les deux pays. Selon les termes présentés lors de la rencontre, il s’agit de « donner corps à une volonté partagée de soutenir les liens économiques et d’édifier un partenariat stratégique mutuellement profitable », dans un contexte de consolidation des relations économiques sud-sud.
Les discussions ont permis de confronter les instruments de promotion commerciale des deux pays, tout en procédant à une évaluation croisée des capacités d’offre. Les délégations ont également hiérarchisé les secteurs prioritaires et défini un cadre opérationnel centré sur la mise en relation des opérateurs économiques et la fluidification des échanges de biens. Cette approche vise à transformer les complémentarités identifiées en flux commerciaux effectifs et durables.
Afin d’assurer la continuité des décisions prises, les deux parties ont acté la mise en place d’un groupe de pilotage économique conjoint. Cette instance mixte, réunissant administrations et acteurs privés, sera chargée de suivre l’exécution des engagements, de coordonner les actions sectorielles et d’arbitrer les éventuelles difficultés opérationnelles. Le dispositif doit ainsi garantir un suivi rapproché des projets engagés et une coordination constante entre les partenaires.
Les travaux ont également abouti à une sélection de filières jugées prioritaires pour le développement des échanges. L’agro-industrie, le textile, l’automobile, les cosmétiques et l’artisanat constituent le socle des secteurs ciblés, chacun présentant des perspectives d’expansion appuyées sur des chaînes de valeur existantes et des débouchés identifiés sur les deux marchés.
Les échanges tenus à Abidjan traduisent une volonté de structurer les flux commerciaux selon une logique progressive et coordonnée, en s’appuyant sur des intérêts économiques convergents et sur un cadre d’exécution clarifié.
MK/AK/te/Sf/APA







