La Norvège a démenti les informations faisant état d’une nouvelle proposition de trêve humanitaire soutenue par les États-Unis au Soudan, qualifiant ces allégations de « malentendu ».
La Norvège réfute toute proposition de trêve au Soudan par les Etats-Unis et avertit que cette confusion risquait de nuire aux efforts en cours pour mettre fin aux combats et faciliter l’acheminement de l’aide dans le pays en guerre.
En visite jeudi à Khartoum, où il a rencontré le président du Conseil souverain, Abdel Fattah al-Burhan, ainsi que d’autres responsables soudanais, le secrétaire d’État norvégien, Andreas Motzfeldt Kravik, a affirmé qu’aucune nouvelle initiative américaine n’avait été lancée.
« Soyons clairs : il n’existe aucune nouvelle proposition de trêve humanitaire. La seule initiative valable reste celle soumise il y a plusieurs semaines », a déclaré Kravik.
Il a ajouté que « toute autre affirmation est infondée », précisant avoir personnellement obtenu des éclaircissements à ce sujet auprès du conseiller principal américain Masad Boulos.
Cette précision intervient alors que des rumeurs évoquaient un nouveau document de trêve élaboré par Washington, après plusieurs semaines de pressions diplomatiques au pour atténuer la crise humanitaire au Soudan. La prétendue initiative américaine avait circulé dans de nombreux médias régionaux, alimentant les attentes d’une reprise des discussions.
Kravik a rappelé que la Norvège continuait de soutenir le cadre actuel de trêve humanitaire, destiné à interrompre temporairement les affrontements afin de permettre la livraison de l’aide.
« Je souligne qu’une trêve n’équivaut ni à un cessez-le-feu ni à un accord politique », a-t-il précisé. « Son objectif est de suspendre les hostilités pour faciliter l’accès humanitaire. »
Il a insisté sur la nécessité de garantir un accès humanitaire sans entrave à l’ensemble du territoire soudanais.
Le Soudan est en proie à la guerre depuis avril 2023, lorsque les combats ont éclaté entre les Forces armées soudanaises et les paramilitaires des Forces de soutien rapide, provoquant des millions de déplacés et ce que l’ONU qualifie de pire crise humanitaire mondiale.
Les États-Unis, la Norvège et plusieurs partenaires internationaux continuent de promouvoir une trêve humanitaire comme première étape vers un processus politique plus large.
Kravik a réaffirmé l’engagement de la Norvège auprès du Soudan et a exhorté les parties à œuvrer de manière constructive sur la proposition existante, tout en mettant en garde contre la désinformation susceptible de fragiliser les progrès réalisés.
Il s’est également réjoui du maintien de l’ouverture du poste-frontière d’Adré, essentiel à l’acheminement de l’aide aux populations touchées.
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