Le parquet libyen a ordonné la détention provisoire de deux suspects accusés d’avoir mené une attaque à la roquette contre le siège de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), situé dans la capitale, a annoncé lundi le Bureau du procureur général.
Selon un communiqué officiel, les deux hommes ont été remis au parquet par la Direction de la sécurité de Tripoli. Les enquêteurs les ont ensuite confrontés aux éléments matériels recueillis, confirmés par les conclusions techniques de l’Office des télécommunications et de l’informatique. Ces éléments auraient permis d’établir leur implication dans l’attaque visant la mission onusienne.
Après interrogatoire, le magistrat en charge du dossier a ordonné leur détention provisoire dans l’attente de poursuites. Les suspects ont reconnu leur présence sur les lieux et répondu aux accusations qui leur sont imputées, selon le communiqué.
L’incident s’inscrit dans la continuité d’une tentative d’attaque survenue en août dernier, lorsque le ministère de l’Intérieur du Gouvernement d’unité nationale (GUN) avait affirmé avoir déjoué un tir de roquette contre le siège de la MANUL à Janzour, dans la banlieue ouest de Tripoli. Les forces de sécurité avaient alors intercepté une Toyota Camry contenant deux autres projectiles et le lanceur utilisé dans la tentative.
Le ministère avait dénoncé à l’époque un « précédent dangereux » visant les missions diplomatiques et internationales opérant en Libye. Il avait assuré que les investigations se poursuivaient pour identifier les auteurs et leurs motivations.
Le Gouvernement d’unité nationale, reconnu par l’ONU, avait fermement condamné cette attaque manquée, estimant qu’elle visait à « saper la stabilité » du pays et à « nuire à ses relations avec la communauté internationale », dans un contexte sécuritaire toujours fragile plus de dix ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.
MK/ac/APA





