La Commission nigériane des communications (NCC) et l’Agence d’électrification rurale (REA) ont signé un protocole d’accord visant à accélérer le déploiement d’infrastructures numériques durables à travers le Nigéria, en combinant solutions d’énergie renouvelable et réseaux de télécommunications.
Un àccord entre la NCC et l’Agence d’électrification rurale (REA) a été conclu lors d’un atelier des parties prenantes organisé à Abuja autour du thème : « Débloquer le lien énergie-télécommunications pour une infrastructure numérique évolutive au Nigeria ».
Selon la NCC, ce partenariat doit permettre une meilleure coordination des programmes d’électrification rurale et de développement des télécommunications, notamment grâce au partage de données géospatiales, à la mutualisation des infrastructures et à l’utilisation de solutions énergétiques propres pour alimenter les équipements numériques.
Représentant le vice-président exécutif de la NCC, le Dr Aminu Maida, le commissaire exécutif chargé des services techniques, l’ingénieur Abraham Oshadami, a souligné que l’accès à une électricité fiable et à une connectivité numérique performante constitue un levier commun pour bâtir une économie inclusive et productive.
« Une électricité fiable et une connectivité numérique ne sont pas deux objectifs distincts. Ce sont les fondements complémentaires d’un même développement », a-t-il déclaré.
Dans le cadre de l’accord, la REA fournira des informations sur les projets d’électrification existants et futurs, tandis que la NCC partagera les données relatives aux déploiements soutenus par le Fonds de fourniture de service universel (USPF). Cette coopération permettra d’identifier les zones souffrant d’un déficit simultané d’énergie et de connectivité.
Le partenariat prévoit également l’exploration de solutions pour alimenter les stations de base, les infrastructures de fibre optique et autres équipements télécoms grâce aux mini-réseaux d’énergies renouvelables développés par la REA. Les deux institutions souhaitent aussi favoriser la co-localisation des infrastructures numériques sur certains sites énergétiques lorsque les conditions techniques le permettent.
Pour le directeur général de la REA, représenté par l’ingénieur Umar Abdullahi Umar, l’économie numérique nigériane repose sur une infrastructure énergétique solide. Il a estimé que les mini-réseaux renouvelables pourraient réduire la dépendance aux générateurs diesel utilisés par les opérateurs télécoms tout en créant de nouvelles opportunités économiques.
L’atelier a réuni des représentants du gouvernement, des opérateurs de télécommunications, des entreprises spécialisées dans les infrastructures, des développeurs d’énergies renouvelables, des investisseurs et des partenaires au développement. Les échanges ont porté sur les mécanismes de financement, les cadres réglementaires et les modèles économiques nécessaires pour transformer cette initiative en projets durables à grande échelle.
GIK/fss/te/Sf/APA







