Le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a reçu, mardi à Bamako, le nouveau Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, Nicola Pontara, a-t-on appris de source officielle.
Cette rencontre intervient dans le cadre de la prise de fonction du responsable de la Banque mondiale, venu échanger avec le chef du gouvernement malien sur les priorités de la coopération au développement.
Au cours des échanges, les deux parties ont notamment évoqué la nécessité de renforcer un dialogue étroit et orienté vers les résultats autour des projets de développement mis en œuvre au Mali.
Nicola Pontara a fait état d’une convergence de vues entre la Banque mondiale et les autorités maliennes sur plusieurs priorités, notamment le développement du capital humain, l’amélioration de l’accès à une énergie fiable et de qualité et le renforcement de la performance du secteur agricole.
Ces domaines constituent des axes majeurs pour le développement économique et social du Mali, confronté à d’importants défis en matière d’accès aux services essentiels et d’amélioration des conditions de vie des populations.
En réponse, le Premier ministre a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement de la Transition à accompagner la Banque mondiale dans la mise en œuvre de ses programmes et projets au Mali.
Le Général de Division Abdoulaye Maïga a toutefois relevé les difficultés rencontrées dans l’exécution de certains projets, notamment en raison de la situation sécuritaire qui affecte plusieurs zones du pays.
Malgré ces contraintes, le chef du gouvernement a assuré que l’amélioration des conditions de vie des populations demeure au cœur des priorités des autorités de la Transition.
Pour y parvenir, le Gouvernement entend notamment accélérer les procédures de mise en œuvre des projets et renforcer leur efficacité sur le terrain.
Les autorités maliennes souhaitent également voir les interventions de la Banque mondiale davantage alignées sur les orientations nationales de développement, notamment la « VISION MALI KURA ƝƐTAASIRA KA BƐN SAN 2063 » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD).
Selon cette approche, un meilleur alignement entre les partenaires au développement et les priorités nationales devrait permettre de renforcer la cohérence des interventions et leur impact sur les populations.
Cette rencontre traduit ainsi la volonté affichée par Bamako et la Banque mondiale de consolider leur coopération autour de projets à fort impact dans les secteurs du capital humain, de l’énergie et de l’agriculture.
Le nouveau Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad devra désormais poursuivre ce dialogue avec les autorités des pays concernés afin de renforcer l’efficacité des programmes de développement.
TE/APA





