La semaine a révélé des dynamiques contrastées au Maghreb. Tandis que le Maroc affiche des signes de relance économique, l’Algérie reste confrontée à des tensions sécuritaires. En Tunisie, la crise sociale s’enlise, tandis que la Libye continue ses efforts de reconstruction institutionnelle.
Au Maroc, l’indice de confiance des ménages a progressé à 54,6 points au deuxième trimestre 2025, contre 46,6 au trimestre précédent, selon le Haut-Commissariat au Plan, signalant un regain d’optimisme. Les investissements directs étrangers ont bondi de 41,7 % en un an, atteignant 14,12 milliards de dirhams à fin mai, selon Al Alam. Sur le plan sportif, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a salué le rôle croissant du royaume dans le football mondial, qualifiant le Maroc de « centre mondial du football ».
En Algérie, les autorités intensifient la lutte contre les fraudes à l’importation. Le ministère du Commerce extérieur mène une vaste campagne dans la foulée du remaniement d’avril, rapporte Tout sur l’Algérie. Par ailleurs, le président Tebboune a réaffirmé, dans El Watan, son rejet de toute présence de groupes paramilitaires étrangers, notamment le groupe Wagner, aux frontières sud du pays. L’allocation touristique de 750 euros promise aux voyageurs algériens entre en vigueur le 20 juillet, mais suscite des interrogations quant à son accessibilité, notamment pour les trajets terrestres vers la Tunisie (La Presse).
En Tunisie, les difficultés économiques s’aggravent. Letemps.news alerte sur un déficit cumulé de plus de 2,5 milliards de dinars attendu pour la CNSS et la CNRPS d’ici la fin de l’année, révélateur d’un secteur social sous forte pression.
En Libye, les relations économiques avec l’Égypte se renforcent. Selon Ahram.org, les investissements égyptiens ont déjà dépassé 2,5 milliards de dollars, avec un objectif de 10 milliards d’ici 2028. Le Premier ministre Dbeibah a réitéré, via l’agence Lana, l’engagement du gouvernement à rétablir l’autorité de l’État et à placer les institutions pénitentiaires sous contrôle judiciaire : « L’État se construit à la mesure de la justice qu’il garantit », a-t-il déclaré.
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