Réuni à Lagos, le groupe énergétique nigérian Sahara a plaidé pour une transition énergétique fondée sur les besoins du continent, soutenue par des financements de long terme, une gouvernance renforcée et un journalisme spécialisé.
Le groupe énergétique nigérian Sahara a appelé à repenser l’approche de la transition énergétique en Afrique, en mettant l’accent sur des solutions adaptées aux réalités du continent, un meilleur accès aux financements et un journalisme énergétique plus rigoureux.
Ces recommandations ont été formulées mercredi à Lagos lors de la troisième édition d’Asharami Square, la plateforme de réflexion du groupe consacrée aux enjeux énergétiques et du développement durable.
Prenant la parole à cette occasion, Ejiro Gray, directeur de la gouvernance et du développement durable du groupe Sahara, a invité les gouvernements, les investisseurs, les décideurs politiques et les médias à privilégier des approches pragmatiques plutôt que des modèles importés.
Il a expliqué que la vision « Beyond » du groupe vise à bâtir un avenir fondé sur l’innovation, la collaboration et le développement durable. Selon lui, la transition énergétique africaine doit répondre avant tout aux besoins locaux et s’appuyer sur une information équilibrée et fondée sur les faits.
« Un journalisme efficace ne doit pas se contenter de relater les faits ; il doit nous aider à comprendre leur importance, les intérêts concernés et les perspectives absentes du débat », a déclaré M. Gray.
De son côté, le conseiller spécial du président nigérian pour les infrastructures énergétiques, Sadiq Wanka, a estimé que les réformes engagées dans le secteur ouvraient de nouvelles perspectives d’investissement, notamment dans la production décentralisée d’électricité, les mini-réseaux, les énergies renouvelables, les infrastructures de transport de l’énergie et l’alimentation des zones industrielles.
Selon lui, l’obstacle majeur n’est plus d’ordre technologique, mais financier.
« Le problème n’est plus la technologie. Le véritable défi consiste à mobiliser des capitaux à grande échelle, à structurer des opportunités bancables et à créer un écosystème propice aux financements à long terme », a-t-il affirmé.
M. Wanka a également encouragé les médias à suivre avec davantage d’attention les politiques publiques, les réformes énergétiques et leurs effets sur la croissance économique.
Lors d’une table ronde consacrée au financement de l’avenir énergétique du continent, les participants ont estimé que l’Afrique dispose de ressources financières suffisantes pour développer ses infrastructures énergétiques. Ils ont toutefois insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance, d’améliorer la préparation des projets et de restaurer la confiance des investisseurs afin de faciliter la mobilisation des capitaux.
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