Afreximbank discute avec les responsables d’InstaPay d’une intégration du réseau égyptien de paiements instantanés au système panafricain PAPSS au premier trimestre 2027, afin de faciliter les règlements commerciaux en monnaies locales.
Le directeur général de PAPSS, Mike Ogbalu, a indiqué que six grandes banques égyptiennes avaient commencé les démarches d’adhésion. Aucune d’entre elles n’effectue encore de transaction opérationnelle par ce canal, mais les premiers flux sont espérés avant la fin de 2026.
L’Égypte a rejoint le système en 2024. La connexion d’InstaPay permettrait théoriquement d’ouvrir l’accès à l’ensemble des banques égyptiennes reliées à ce service agréé par la Banque centrale, pour l’envoi comme pour la réception de paiements transfrontaliers.
PAPSS vise à régler les échanges africains sans convertir systématiquement chaque opération en dollar ou en euro. Le système procède à une compensation entre les pays participants, ce qui pourrait réduire certains coûts bancaires, raccourcir les délais et limiter la demande immédiate de devises fortes.
Plusieurs établissements tunisiens, marocains et algériens seraient déjà opérationnels sur la plateforme, tandis que la Libye ne l’a pas encore rejointe. Ces niveaux d’intégration ont été communiqués par le dirigeant de PAPSS et devront être rapprochés des volumes de transactions réellement exécutés.
La publication de statistiques consolidées reste soumise à l’accord des banques centrales et des organes de gouvernance. Ogbalu espère une première diffusion en janvier, mais aucune donnée n’est encore disponible sur les économies réalisées, les montants échangés ou le nombre d’entreprises utilisatrices.
L’intégration annoncée demeure donc un chantier technique et réglementaire, non un service déjà accessible. Son utilité pour le commerce égypto-africain dépendra de la tarification, du nombre de devises effectivement convertibles et de l’adhésion des banques comme des entreprises.
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