Le gouvernement égyptien impose le renforcement des enseignements liés à l’identité nationale et encadre davantage les établissements internationaux, avec des restrictions sur certaines célébrations jugées contraires à la culture du pays.
L’Égypte a annoncé un renforcement de la réglementation applicable aux écoles internationales, désormais tenues d’accorder une place obligatoire aux matières liées à l’identité nationale et de limiter certaines célébrations considérées comme incompatibles avec la culture égyptienne. Ces mesures ont été présentées par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement technique, Mohamed Abdellatif, lors d’une rencontre avec des responsables de médias.
Le ministre a confirmé que la langue arabe et les études nationales deviendront des enseignements obligatoires dans ces établissements, chaque matière représentant 10 % de la moyenne générale des élèves. Il a également précisé que les écoles internationales ne pourront plus organiser des célébrations ou des événements jugés contraires aux références culturelles nationales, une décision qui s’inscrit dans le cadre d’un contrôle renforcé du respect des règles fixées par le ministère.
Pour assurer l’application de ces nouvelles dispositions, des commissions d’inspection seront déployées afin de vérifier le fonctionnement des établissements, notamment la conformité du nombre d’élèves inscrits avec les autorisations délivrées. Le ministère entend également limiter davantage le recours à l’instruction à domicile, dans le cadre d’une politique visant à renforcer la supervision du système éducatif.
Au-delà de ces mesures réglementaires, Le Caire met en avant une réforme plus large de l’enseignement. Le nombre effectif de jours de classe a été porté à 183 par an, contre 116 auparavant, afin de rapprocher le calendrier scolaire des standards internationaux. Les autorités indiquent également que le nombre d’écoles fonctionnant en double vacation est tombé à 530, avec l’objectif de supprimer progressivement ce système d’ici à l’année scolaire 2027-2028.
Le gouvernement affirme par ailleurs avoir réduit la densité des classes, en indiquant qu’aucune ne dépasse désormais 50 élèves, alors que certaines accueillaient auparavant plus d’une centaine d’élèves. Pour accompagner cette évolution, 43 000 enseignants ont été recrutés pour la rentrée 2026-2027 et 150 000 autres bénéficient de programmes de formation menés avec des partenaires internationaux.
Les autorités poursuivent également leur stratégie de développement du parc scolaire. Le nombre d’écoles égypto-japonaises est passé de 51 en 2023 à 101 pour la rentrée 2026-2027, avec un objectif de 500 établissements à l’horizon 2030. Près d’une centaine de nouvelles écoles doivent aussi être construites en coopération avec l’Italie, tandis que des programmes de formation professionnelle sont développés avec l’Allemagne.
MK/AK/Sf/APA





