Le président nigérien Abdourahamane Tiani a procédé vendredi à quatre nominations au sommet de la hiérarchie militaire, deux semaines après la mutinerie survenue à la base 101 de Niamey.
Le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a procédé vendredi à un remaniement de la haute hiérarchie militaire, avec notamment la nomination du général Maman Sani Kiau au poste de chef d’état-major des armées, selon quatre décrets lus vendredi soir à la télévision nationale.
Le général Maman Sani Kiau, jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre, succède ainsi au précédent titulaire à la tête de l’état-major des armées, le général Moussa Barmou.
Le général Abdourahmane Abou Zataka est nommé chef d’état-major de l’armée de terre, tandis que le général Ismail K. Sidi Omar devient chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air.
Le colonel-major Ibrahim Abdourazak Ben est, pour sa part, nommé chef d’état-major adjoint de l’armée de terre.
Ces changements interviennent moins de deux semaines après les événements des 28 et 29 août à Niamey.
Dans la nuit du 28 au 29 août, des militaires avaient pris position à la base 101 et effectué des tirs sur plusieurs sites sensibles de la capitale.
Le ministère de la Défense avait d’abord évoqué un « mouvement d’humeur », avant que les autorités nigériennes et la Confédération des États du Sahel (AES) ne qualifient les faits de tentative de déstabilisation.
Les affrontements avaient notamment impliqué des éléments du Bataillon spécial de reconnaissance du Commandement des opérations spéciales (BSR-COS) et les forces restées loyales aux autorités. Trois éléments de la Garde présidentielle ont été tués lors des événements.
À la suite des affrontements, les autorités ont annoncé la saisie de plusieurs véhicules et d’un important arsenal, comprenant notamment 382 fusils AK-47, 36 RPG-7 et 30 mitrailleuses PKM.
Le réaménagement annoncé vendredi intervient ainsi dans un contexte de réorganisation de la chaîne de commandement militaire après cette crise interne au sein des forces armées nigériennes.
AC/APA





