La 10ᵉ édition du Répertoire touristique & culturel du Sénégal dresse un état des lieux du secteur touristique national tout en identifiant les principaux freins à sa promotion à l’international.
Conçu comme un outil de référence pour les professionnels du tourisme et les partenaires institutionnels, le document ambitionne de renforcer la visibilité du Sénégal sur les marchés internationaux.
Répondant aux besoins d’informations pratiques sur la destination Sénégal, ce manuel sera également mis à disposition dans les bureaux commerciaux des ambassades et consulats du Sénégal à l’étranger, afin de soutenir la promotion du pays auprès des visiteurs, investisseurs et opérateurs touristiques.
Un secteur clé de l’économie nationale
Selon le répertoire, le tourisme demeure la deuxième source de revenus du Sénégal après la pêche. Le secteur génère plus de 150 000 emplois directs et indirects et joue un rôle structurant dans le développement économique et social.
Il contribue notamment à la réduction de l’exode rural, en créant des opportunités économiques dans les régions ; au développement de l’entrepreneuriat local, notamment dans l’hébergement, la restauration et les services ; et au renforcement du développement territorial, à travers la valorisation des patrimoines naturels et culturels.
Depuis 2008, le secteur a connu une évolution significative avec un doublement du nombre de structures touristiques. Cette croissance s’est accompagnée d’une amélioration progressive de la qualité des hébergements et d’une meilleure conformité aux standards internationaux.
Des obstacles structurels persistants
Malgré ces avancées, la 10ᵉ édition du répertoire souligne plusieurs contraintes qui freinent encore la compétitivité de la destination Sénégal.
Parmi les principaux obstacles figurent : des prix jugés élevés sur certaines prestations touristiques ; une concurrence régionale et internationale de plus en plus forte, notamment du Cap-Vert et du Maroc ; un déficit de promotion structurée et durable à l’échelle internationale.
Le document met également en évidence les limites d’une stratégie reposant essentiellement sur le numérique. Si les réseaux sociaux et les plateformes digitales ont permis d’accroître la visibilité du Sénégal, leur impact demeure souvent ponctuel et peu durable dans le temps.
Pour inverser la tendance, le répertoire appelle ainsi à une stratégie de promotion plus structurée, reposant sur des supports physiques et professionnels capables d’accompagner les acteurs du secteur sur le long terme.
Ces outils sont destinés notamment aux tours opérateurs, agences de voyages, syndicats d’initiative et ONG, afin de renforcer la diffusion d’une image cohérente et continue de la destination Sénégal sur les marchés internationaux.
TE/Sf/APA







