Avec 92,5 milliards de FCFA levés sur le marché de l’Umoa, Dakar dépasse son objectif avec un taux d’absorption record de 95,86 % qui traduit une forte concordance entre les conditions offertes par le Trésor et les attentes des investisseurs.
Le Sénégal a conclu ce vendredi 5 juin 2026 une adjudication de Bons et Obligations assimilables du Trésor sur le marché de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa), mobilisant 92,5 milliards de FCFA pour un objectif initial de 90 milliards.
Contrairement aux séances récentes du Burkina Faso ou de la Côte d’Ivoire, l’opération sénégalaise se distingue par sa fluidité. Avec 96,5 milliards de soumissions reçues et seulement 4 milliards rejetés, le taux d’absorption atteint 95,86 %, un niveau exceptionnellement élevé qui traduit une forte concordance entre les conditions offertes par le Trésor et les attentes des investisseurs.
Le BAT à 364 jours a été intégralement absorbé, avec 100 % des soumissions retenues pour un rendement moyen pondéré de 7,40 %. Les OAT à 7 ans ont connu le même sort, toutes les offres étant acceptées à un rendement de 7,79 %.
L’OAT à 3 ans, la ligne la plus sollicitée avec 44,4 milliards proposés, affiche un rendement de 7,98 %, légèrement supérieur aux obligations plus longues — une courbe de taux atypique qui reflète une prime de liquidité sur le moyen terme.
Les investisseurs sénégalais ont largement dominé la séance, notamment sur les OAT à 3 et 7 ans. Le Burkina Faso s’est positionné comme le deuxième souscripteur, tandis que la Côte d’Ivoire, très active sur les BAT, n’a vu qu’une fraction de ses offres sur les obligations retenues.
Comparés aux rendements servis par le Burkina Faso la veille (7,21 % à 3 ans, 7,53 % à 5 ans), les taux sénégalais restent légèrement supérieurs sur certaines maturités, ce qui confirme une hiérarchie des risques perçus que les marchés continuent d’arbitrer séance après séance. La date de valeur est fixée au 8 juin 2026.
ARD/Sf/APA





