L’interdiction d’importer des panneaux solaires au Nigéria pourrait s’avérer inefficace, voire contre-productive, au regard des capacités limitées de production locale, a estimé Michael David, directeur exécutif de l’Initiative mondiale pour la sécurité alimentaire et la préservation des écosystèmes (GIFSEP).
S’exprimant à Abuja lors d’une rencontre avec les médias, par l’intermédiaire de Dorcas Nicanor, directrice adjointe de programme, le Directeur exécutif du GIFSEP a souligné que l’interdiction des panneaux solaires importés au Nigéria risquerait de freiner l’accès à l’énergie plutôt que de le renforcer. Il a plaidé pour des priorités axées sur le renforcement des normes, le contrôle de la qualité et le développement progressif de l’industrie locale.
Selon lui, le Nigéria reste confronté à une forte précarité énergétique qui affecte aussi bien les ménages et les entreprises que les professionnels des médias, pour qui l’accès à une électricité fiable est essentiel au travail et à la diffusion de l’information.
Michael David a également mis en avant le potentiel du pays à devenir un acteur majeur du solaire, grâce à ses ressources renouvelables abondantes et à un contexte déjà favorable aux énergies propres. Il a toutefois insisté sur les défis liés à la prolifération de techniciens non qualifiés et à la présence de matériel de mauvaise qualité sur le marché, facteurs à l’origine de certains incidents.
Malgré ces difficultés, il a rappelé que l’énergie solaire demeure une solution clé pour des millions de Nigérians en quête d’une source d’énergie fiable et durable.
Pour rappel, le gouvernement nigérian avait annoncé en mars 2025 son intention de réduire progressivement les importations de panneaux solaires afin de soutenir la production locale, après avoir dépensé plus de 200 milliards de nairas dans ces importations.
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