Le Mali ambitionne de transformer localement au moins 10 % de sa production nationale de coton fibre, une orientation présentée mercredi à New York lors d’une rencontre organisée par les missions malienne et indienne auprès des Nations Unies.
À l’occasion de la Journée mondiale du coton, le représentant permanent du Mali auprès de l’ONU, Issa Konfourou, a plaidé en faveur d’investissements dans la transformation locale de cette matière première, visant un objectif d’au moins 10% de sa production.
La rencontre, coorganisée avec son homologue indien, Harish Parvathaneni, a réuni des représentants de pays producteurs et industrialisés autour des enjeux liés à la création de valeur, aux revenus tirés du coton et aux possibilités de partenariats.
Le diplomate malien a présenté l’objectif national de transformer localement au moins 10 % du coton fibre. Le calendrier et les modalités de financement de cette ambition restent toutefois à préciser.
Le Mali forme avec le Bénin, le Burkina Faso et le Tchad le groupe Coton-4 (C-4), créé à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour défendre les intérêts des producteurs africains. La Côte d’Ivoire s’est ensuite associée à leurs initiatives dans le cadre du C-4+.
Ces pays avaient proposé en 2019 la création d’une journée consacrée au coton. L’Assemblée générale des Nations Unies a officiellement proclamé le 7 octobre Journée mondiale du coton en 2021.
La transformation locale demeure limitée dans les pays concernés. Selon l’OMC, environ 98 % du coton de la région est encore exporté sous forme de fibre brute. Le Partenariat pour le coton, soutenu par plusieurs institutions internationales, prévoit de mobiliser cinq milliards de dollars sur dix ans afin de développer les activités textiles et de créer environ 500 000 emplois dans les pays du C-4+.
À l’échelle mondiale, la production de coton devrait atteindre 25,9 millions de tonnes durant la campagne 2026-2027, contre une consommation estimée à 25,2 millions de tonnes. Les échanges internationaux devraient reculer de 2,7 %, à 9,6 millions de tonnes, selon les projections présentées à l’OMC par le Comité consultatif international du coton.
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