Une coalition d’organisations de défense des droits humains met en garde contre le risque de nouvelles atrocités en Éthiopie, où la reprise des combats entre les groupes rebelles et les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) fait craindre une répétition des exactions commises durant la guerre de 2020 à 2022.
Dans une lettre publiée jeudi, la coalition a appelé le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à convoquer une session spéciale sur l’Éthiopie afin d’examiner en urgence les conséquences du regain de violence sur les droits humains et de prendre des mesures pour prévenir de nouvelles violations.
Coordonnée par DefendDefenders, elle a également demandé que les personnes qui commettent, ordonnent ou facilitent des violations des droits humains soient amenées à répondre de leurs actes.
Selon les signataires, les combats ont repris à grande échelle dans la région du Tigré et se sont étendus aux régions voisines de l’Afar et de l’Amhara, tandis que les affrontements se poursuivent également en Amhara et en Oromia.
La lettre évoque par ailleurs la formation d’une alliance regroupant sept groupes armés régionaux qui cherchent à renverser le gouvernement fédéral. Les organisations redoutent que cette évolution ne déstabilise davantage la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge.
« Cette escalade majeure signifie que l’accord de cessation des hostilités de 2022 s’est effondré », ont-elles averti, soulignant les risques croissants auxquels sont exposées les populations civiles.
La reprise des combats intervient alors que le pays fait déjà face à une grave crise humanitaire et que l’espace civique demeure fortement restreint, selon les organisations.
Elles estiment en outre que l’absence de poursuites pour les violations graves commises lors du précédent conflit accroît le risque de nouvelles atrocités.
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