Les gouvernements africains, les autorités de régulation et les acteurs du secteur aérien doivent passer des stratégies aux actes afin de libérer le potentiel du transport aérien sur le continent, a déclaré Aaron Munetsi, directeur général de l’Association des compagnies aériennes d’Afrique australe (AASA), à l’occasion de la 56e assemblée générale annuelle de l’organisation, tenue à Maurice.
S’adressant aux délégués internationaux, le directeur général de l’AASA, Aaron Munetsi, a estimé que des décennies d’études stratégiques coûteuses et de déclarations restées sans suite avaient empêché le secteur aérien africain d’exploiter pleinement son potentiel. Le secteur peine ainsi à tirer parti de la croissance démographique et de l’émergence d’une classe moyenne qui devrait compter 300 millions de personnes d’ici à 2030.
Pour remédier à ce déficit de mise en œuvre, l’AASA a défini cinq axes de réforme visant à accélérer l’intégration du transport aérien de passagers et de fret en Afrique. Il s’agit notamment de faire respecter rigoureusement les normes de sécurité, de plafonner les taxes et redevances aéronautiques qui contribuent à la hausse des coûts, de moderniser les infrastructures aéroportuaires, d’harmoniser les procédures réglementaires entre les pays et de mettre pleinement en œuvre le Marché unique du transport aérien africain (SAATM).
Cette dernière mesure vise notamment à lever les restrictions protectionnistes qui entravent l’ouverture des liaisons aériennes entre les pays africains.
Soulignant que la connectivité aérienne constitue un levier de croissance économique plutôt qu’un service de luxe, M. Munetsi a appelé les acteurs régionaux à développer des liaisons aériennes fiables et abordables, à simplifier les formalités aux frontières et à faciliter les paiements numériques.
Selon lui, ces mesures sont essentielles pour stimuler les échanges commerciaux intra-africains et favoriser une inclusion socio-économique durable.
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